Ruines gothiques en Écosse transformées en composition graphique orange, brune, grise, bleue et blanche, œuvre de la série Architexture.
De grandes ouvertures ogivales de ruines écossaises se fragmentent en surfaces orange, brunes, grises, bleues et blanches.
Architexture

Architexture n° 34

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : De grandes ouvertures ogivales de ruines écossaises se fragmentent en surfaces orange, brunes, grises, bleues et blanches.

Description : Architexture n° 34 prend pour point d’appui des ruines architecturales en Écosse. Le cadrage resserré privilégie les ouvertures ogivales, les fragments de maçonnerie et les lignes brisées d’un édifice dont une partie de la structure a disparu.

Cette architecture possède donc déjà une relation particulière avec la fragmentation. Le vide fait partie du bâtiment au même titre que la pierre : les ouvertures ne sont plus seulement des fenêtres ou des passages, elles deviennent des formes qui découpent directement la masse architecturale.

Le traitement graphique prolonge cette situation. Les surfaces de pierre se décomposent en orange, brun, gris, bleu et blanc. Certaines lignes suivent encore précisément les arcs et les éléments de maçonnerie, tandis que d’autres s’interrompent brutalement ou se détachent de leur origine architecturale.

La grande arche constitue le principal mouvement de la composition. Sa courbe demeure suffisamment présente pour organiser le regard, mais sa continuité est perturbée par les changements de couleurs, les zones blanches et les fragments qui semblent se superposer à la structure initiale.

Les ouvertures plus étroites situées à l’intérieur de cette grande forme créent une succession de verticales et de pointes. Leur répétition rappelle encore le vocabulaire gothique, mais elle devient simultanément un ensemble de signes graphiques dont la fonction architecturale s’efface progressivement.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions, tandis que d’autres font apparaître des rencontres inattendues entre les formes et acquièrent suffisamment de cohérence pour devenir une image autonome.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette œuvre, le procédé rencontre une architecture elle-même incomplète : la transformation graphique ne détruit donc pas une représentation intacte, mais poursuit en quelque sorte un travail de fragmentation déjà inscrit dans les ruines.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulière. Pierre, ouvertures, vestiges, vides et fragments graphiques cessent progressivement d’appartenir à des catégories distinctes pour constituer une même matière visuelle.