Sculpture intégrée à l’architecture du château de Prague transformée en composition graphique brune, ocre, blanche et verte, œuvre de la série Architexture.
Une sculpture du château de Prague s’inscrit dans une grande ouverture ornée tandis que statue, colonnes et décor architectural se fragmentent en bruns, ocres, blancs et verts.
Architexture

Architexture n° 35

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Une sculpture du château de Prague s’inscrit dans une grande ouverture ornée tandis que statue, colonnes et décor architectural se fragmentent en bruns, ocres, blancs et verts.

Description : Architexture n° 35 prend pour point d’appui un détail sculpté du château de Prague. Le cadrage concentre le regard sur une figure placée au centre d’une grande ouverture architecturale. Autour d’elle, l’arc, les colonnes et la profusion des ornements constituent une structure dense où sculpture et architecture sont étroitement associées.

Le traitement graphique réduit cette richesse décorative à une gamme relativement resserrée de bruns, ocres, beiges et blancs. La matière de la pierre perd ainsi une partie de son volume : reliefs, moulures et motifs sculptés deviennent des réseaux de lignes qui parcourent presque uniformément toute la surface de l’image.

La sculpture centrale subit la même transformation. La silhouette du personnage demeure perceptible grâce à son attitude et à la disposition de ses volumes, mais ses détails se confondent progressivement avec ceux de l’arrière-plan. La distinction habituelle entre une sculpture placée devant une architecture et l’architecture elle-même devient alors beaucoup moins évidente.

Le grand arc qui encadre la figure constitue l’un des principaux éléments organisateurs de l’image. Ses courbes concentriques restent immédiatement lisibles et structurent la composition, tandis que les colonnes latérales introduisent deux puissantes verticales qui équilibrent cette succession de courbes.

Dans la partie inférieure, les surfaces vertes provoquent une rupture chromatique particulièrement nette. Elles interrompent la dominante minérale des bruns et des ocres et introduisent des formes beaucoup plus autonomes, dont la relation avec l’architecture d’origine devient moins directe.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions, tandis que d’autres font apparaître des rapprochements inattendus entre les formes et acquièrent suffisamment de cohérence pour devenir une image autonome.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Ici, le procédé crée une relation particulière entre la figure sculptée et son environnement : toutes deux sont soumises au même vocabulaire graphique, au point que le personnage semble progressivement être absorbé par l’architecture.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulière. Colonnes, arc, sculpture, ornements et pierre cessent progressivement d’être lus comme des éléments indépendants pour devenir les composants d’une même texture visuelle.