Architexture n° 36
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Les coupoles de la cathédrale Alexandre-Nevski de Tallinn se détachent dans un ciel clair traversé de longues verticales pastel tandis que l’architecture se fragmente en rouges, bleus et blancs.
Description : Architexture n° 36 prend pour point d’appui la cathédrale Alexandre-Nevski de Tallinn. La composition privilégie les volumes supérieurs de l’édifice : les coupoles dominent l’image et leurs formes arrondies constituent les principaux signes permettant de reconnaître immédiatement l’architecture.
Le traitement graphique conserve la structure générale du monument tout en fragmentant profondément sa matière. Les façades se décomposent en surfaces blanches, rouges, orangées et bleu très clair. Certaines ouvertures restent nettement perceptibles tandis que d’autres sont réduites à quelques lignes ou disparaissent presque entièrement.
Les coupoles bleu profond jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de la composition. Leur masse sombre contraste fortement avec la luminosité générale de l’architecture et du ciel. Les croix qui les surmontent prolongent encore le mouvement vertical et deviennent de petits signes graphiques isolés dans les zones claires.
Le ciel cesse cependant d’être un simple arrière-plan. De grandes surfaces bleu pâle et blanches sont traversées par une succession de bandes verticales roses, vertes, jaunes, violettes et bleues. Ces formes ne correspondent plus directement au paysage : elles introduisent une seconde construction qui dialogue avec les tours et les coupoles du monument.
La composition repose ainsi sur la rencontre de deux mouvements différents. Les coupoles imposent leurs courbes puissantes tandis que les éléments colorés du ciel privilégient au contraire la verticalité. Cette opposition entre formes arrondies et lignes droites contribue fortement à la tension plastique de l’image.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions, tandis que d’autres font apparaître des rencontres inattendues entre les formes et acquièrent suffisamment de cohérence pour devenir une image autonome.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, la forte identité visuelle des coupoles permet de pousser assez loin la transformation sans perdre la reconnaissance du monument. Quelques courbes, ouvertures et croix suffisent encore au regard pour reconstruire l’ensemble architectural.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulièrement lisible. Coupoles, façades, ouvertures, ciel et verticales colorées cessent progressivement d’être des éléments indépendants pour participer d’une même texture visuelle.