Dilution optique – Cinéma

Daniel Auteuil

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Le visage de Daniel Auteuil émerge d’un environnement sombre dans lequel la lumière se concentre principalement sur le front, le regard et la partie centrale du visage. La forte opposition entre les zones claires et les masses profondes accentue la présence du portrait tandis que la trame colorée demeure immédiatement perceptible.

Description : Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma. À distance, la multitude de points colorés tend à disparaître au profit du visage. À mesure que l’on s’approche, le phénomène s’inverse : les traits deviennent moins stables et l’organisation matérielle de la trame prend progressivement le dessus sur la représentation.

Le fragment sélectionné se situe dans la région du regard. Son agrandissement fait disparaître presque entièrement l’identité du portrait. Les points cyan, magenta, jaunes et noirs, leurs dimensions variables et leurs superpositions composent alors un territoire graphique autonome dans lequel les formes apparaissent sans que l’œil puisse immédiatement les rattacher au visage dont elles proviennent.

La distance modifie radicalement cette lecture. En reculant, les éléments chromatiques distincts se confondent, les contrastes se réorganisent et les volumes réapparaissent. L’œil ne cherche plus à identifier chaque point : il accepte une information moins précise afin de construire une image plus intelligible.

Les trois vues rendent visible ce déplacement perceptif. La première présente le portrait dans sa totalité, la seconde localise le fragment retenu dans une image volontairement blanchie, tandis que la troisième isole et agrandit cette zone jusqu’à en révéler la structure. L’image figurative et l’abstraction ne constituent donc pas deux états séparés mais deux lectures possibles d’une même organisation.

Daniel Auteuil : acteur français dont le visage possède une forte présence expressive. Le regard, les variations de lumière et la structure des traits constituent autant de repères qui permettent à la reconnaissance de subsister malgré la fragmentation imposée par la trame.

Dans cette image, une quantité étonnamment limitée d’informations suffit à maintenir l’identité du visage. Les zones les plus sombres peuvent presque se confondre avec le fond tandis que quelques rapports de lumière, de proportion et de direction permettent à la perception de reconstruire l’ensemble.

De près, Daniel Auteuil disparaît derrière une multitude de points dont chacun conserve sa couleur et sa forme propre. En reculant, ces éléments cessent progressivement d’être distingués individuellement. Le portrait réapparaît précisément au moment où la perception renonce à l’exactitude du détail : une manifestation directe de L’Éloge de l’approximation.