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Patrick Dewaere
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre :
Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende :
Le portrait de Patrick Dewaere se forme par dilution optique à partir d’une trame colorée dont les variations de densité composent progressivement les volumes du visage. Le détail agrandi révèle une structure presque abstraite de cercles colorés, de recouvrements et de masses sombres, alors que l’image globale restitue immédiatement la présence du portrait.
Description :
Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma, dans laquelle l’image se construit à partir d’une organisation méthodique de points cyan, magenta, jaunes et noirs. Le portrait de Patrick Dewaere n’est pas dessiné par un contour continu ni modelé par un dégradé traditionnel : il émerge d’un système de densités, de superpositions et d’interférences chromatiques qui obligent le regard à recomposer lui-même l’unité du visage. Les zones sombres du fond, des cheveux, du col et de certaines parties du visage résultent d’une concentration plus forte de la trame, tandis que les zones claires du front, des pommettes et des joues apparaissent par un allègement progressif des points. Cette organisation crée une tension constante entre précision apparente et instabilité structurelle. À distance, le portrait s’impose avec évidence : l’expression, la direction du regard, la présence du modèle deviennent lisibles presque instantanément. Mais lorsqu’on s’approche, l’image se défait. Ce que l’on croyait stable se fragmente en une constellation de formes élémentaires, où chaque point retrouve son autonomie plastique. L’agrandissement de la zone sélectionnée met en évidence ce renversement perceptif : le détail ne donne plus à voir un œil ou une portion identifiable du visage, mais un champ d’intersections, de couleurs et de chevauchements qui relèvent presque de l’abstraction. Pourtant, ce fragment contient toujours, en puissance, l’image entière. Le passage d’une lecture rapprochée à une lecture distante démontre que la perception ne reçoit pas passivement une image toute faite : elle la construit. L’œuvre montre ainsi que la reconnaissance d’un visage repose moins sur l’exactitude de chaque détail que sur une synthèse opérée par le regard. En cela, elle rejoint directement L’Éloge de l’approximation : l’image ne s’accomplit pas malgré l’incertitude, mais grâce à elle.