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Philippe Noiret
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre :
Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende :
Le portrait de Philippe Noiret se construit par dilution optique à partir d’une trame colorée dont les éléments, nettement distincts de près, se fondent progressivement à mesure que la distance augmente. Le détail agrandi révèle un enchevêtrement presque abstrait de cercles colorés, de recouvrements et de masses sombres, tandis que l’image d’ensemble restitue immédiatement la présence du visage.
Description :
Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma, dans laquelle l’image se déploie à partir d’un principe de construction qui fait de la perception elle-même le véritable lieu d’apparition du portrait. Ici, le visage de Philippe Noiret n’est pas obtenu par un dessin linéaire, ni par un modelé classique, mais par une organisation rigoureuse de points cyan, magenta, jaunes et noirs dont les superpositions, les écarts et les densités produisent peu à peu la lisibilité de l’ensemble. L’œuvre repose ainsi sur une tension fondamentale entre la fragmentation de la surface et l’unité de la figure. À distance, le portrait s’impose avec évidence : le regard reconnaît immédiatement une présence, une physionomie, une expression. Mais dès que l’on s’approche, cette stabilité apparente se défait. L’image cesse alors d’être un visage pour devenir un champ d’événements plastiques, une constellation de formes élémentaires, de chevauchements chromatiques et de rythmes visuels autonomes. Le détail agrandi met précisément en lumière ce basculement. Ce que l’on croyait n’être qu’un fragment descriptif devient un territoire presque abstrait, où la représentation semble suspendue sans pour autant disparaître complètement. L’œuvre ne se contente donc pas de montrer un portrait : elle montre comment un portrait advient, comment il se constitue dans l’espace mental du regardeur. La dilution optique n’est pas ici un simple effet technique, mais un moyen d’interroger le statut même de l’image. Elle rappelle que voir n’est jamais enregistrer passivement une réalité déjà donnée, mais produire une synthèse, relier, sélectionner, organiser. En ce sens, cette pièce rejoint pleinement les enjeux de L’Éloge de l’approximation : l’image ne gagne pas sa force malgré l’incertitude de sa structure, mais grâce à elle. Le portrait de Philippe Noiret apparaît alors comme une présence à la fois nette et fragile, stable et mouvante, saisissable dans son ensemble mais toujours sur le point de se dissoudre dans la matière qui le constitue.