Dilution optique – Cinéma

Pierre Mondy

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre :
Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende :
Le portrait de Pierre Mondy se construit par dilution optique à partir d’une trame colorée dont les variations de densité font apparaître progressivement les volumes du visage. Le détail agrandi révèle une organisation presque abstraite de cercles, de superpositions et d’intersections chromatiques, tandis que l’image globale restitue immédiatement la physionomie et l’expression du portrait.

Description :
Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma, dans laquelle la représentation se construit à partir d’une trame dont la lecture dépend directement de la distance du regardeur. Le portrait de Pierre Mondy est composé d’une multitude de points cyan, magenta, jaunes et noirs dont les variations de taille, d’espacement et de recouvrement produisent les différentes valeurs de l’image. Les parties sombres du visage, de la chevelure et du vêtement naissent d’une concentration plus importante des éléments, tandis que les zones lumineuses du front, des joues, du col et de certaines parties du fond apparaissent lorsque la trame se raréfie. À distance, l’ensemble se réorganise presque immédiatement : les points cessent d’être identifiés individuellement, leurs couleurs se fondent et le visage retrouve sa continuité. Le regard, l’inclinaison de la tête et l’expression deviennent alors parfaitement lisibles. Mais lorsque l’on s’approche de l’œuvre, cette cohérence se fragilise. L’image se désagrège progressivement et laisse apparaître sa structure élémentaire. Les points reprennent leur autonomie, les superpositions produisent de nouvelles couleurs et les intersections transforment une portion du visage en organisation plastique indépendante. La zone sélectionnée dans l’image blanchie met précisément en évidence ce passage. Agrandie, elle n’évoque presque plus un fragment de portrait : elle devient un ensemble de cercles colorés, de masses noires et de rapports géométriques dont la fonction figurative semble avoir disparu. Pourtant, aucune information n’a été supprimée. Elle demeure présente dans l’organisation même de la trame et redevient perceptible dès que la distance augmente. L’œuvre place ainsi le spectateur devant une expérience simple mais essentielle : voir n’est pas seulement enregistrer des détails, c’est les assembler, les hiérarchiser et produire une forme globale. Le portrait existe autant dans sa matérialité graphique que dans l’activité perceptive du regardeur. Cette relation rejoint directement L’Éloge de l’approximation : la perte momentanée de précision ne détruit pas l’image, elle devient au contraire l’une des conditions nécessaires à sa reconstruction.