Les motards gays et l’enfant roi de Saint-Rémy-sur-Creuse — 03
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Deux hommes aux lunettes noires entourent un enfant au casque rose. Les disques jaunes évoquant des auréoles transforment ce portrait de groupe en une scène contemporaine aux résonances sacrées.
Description : Les motards gays et l’enfant roi de Saint-Rémy-sur-Creuse — 03 réunit trois personnages dans une composition frontale aux couleurs éclatantes. Deux hommes occupent la partie supérieure de l’image, tandis qu’un enfant au casque rose prend place devant eux, au centre. Cette disposition donne au groupe une structure resserrée dans laquelle la petite figure du premier plan devient le point de rencontre des regards.
À gauche, un homme aux cheveux courts et clairs porte des lunettes noires et une bouteille à sa bouche. À droite, un homme moustachu arbore des lunettes sombres et une casquette noire ornée d’un motif clair. Ces accessoires donnent aux personnages une présence immédiatement contemporaine. Le titre les désigne comme des motards gays et inscrit leur réunion avec l’enfant dans la fiction proposée par l’œuvre.
L’enfant regarde vers le spectateur. Son casque et son vêtement roses se détachent sur les masses noires des adultes et les grandes surfaces turquoise. Le casque appartient au registre de la protection quotidienne ; associé à l’expression « enfant roi », il peut aussi se lire comme une couronne familière, déplacée dans les usages du présent.
Des disques jaunes entourent les têtes et se chevauchent derrière les personnages. Ils évoquent des auréoles, tout en reliant les trois figures par une même lumière. Leur géométrie circulaire contraste avec les pointes, les cassures et les triangles qui traversent le reste de l’image. Ce contraste fait cohabiter la stabilité du groupe et la dispersion de ses contours.
Le turquoise constitue une large ouverture autour des portraits. Des fragments roses, verts, gris et rouges interrompent les surfaces jaunes et noires. Les visages eux-mêmes se construisent par plans anguleux, mais quelques indices précis — lunettes, moustache, bouche, regard — suffisent à maintenir leur lisibilité. Le spectateur recompose les présences à partir de ces éléments discontinus.
La référence à Saint-Rémy-sur-Creuse appartient au titre ; aucun paysage identifiable ne vient la décrire. Cette précision de lieu donne pourtant à la scène une attache concrète, presque celle d’une rencontre locale, tandis que les auréoles la font glisser vers le souvenir des images sacrées. Le quotidien et l’imaginaire religieux se trouvent ainsi réunis dans un même portrait.
Dans le prolongement du concept GPA / PMA, l’œuvre propose une variation au second degré sur les représentations de la famille et de l’enfant placé au centre de l’attention. Le décalage naît de la rencontre entre les codes du portrait de motards et ceux d’une image de dévotion. La bouteille, la casquette, les lunettes et le casque conservent leur caractère ordinaire au milieu des auréoles. Cette coexistence porte l’humour de la scène et laisse ouverte la lecture de cette famille imaginée.