Lévitique 18,22
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Deux hommes se font face, presque front contre front. Leurs portraits fragmentés se détachent devant deux disques jaunes qui se chevauchent comme des auréoles.
Description : Lévitique 18,22 rapproche deux visages masculins dans une composition dépouillée de tout décor narratif. Les profils occupent le centre de l’image. Les fronts se rejoignent presque, les regards s’abaissent et l’intervalle entre les visages devient le point d’attention principal. Cette proximité suggère un instant d’intimité laissé en suspens.
À gauche, une chevelure sombre se découpe en pointes noires et en fragments clairs. À droite, les cheveux plus clairs et la barbe légère se construisent par surfaces beiges, brunes et jaunes. Les carnations se brisent en triangles, mais les paupières, les nez et les lèvres restent suffisamment précis pour préserver la douceur des expressions.
Deux grands disques jaunes occupent l’arrière-plan. Chacun accompagne une tête et leur chevauchement forme une zone commune au centre de la composition. Ils évoquent des auréoles tout en donnant une traduction géométrique au rapprochement des figures : deux formes distinctes partagent une même surface lumineuse.
Quelques triangles roses et turquoise traversent cet ensemble. Le rose se prolonge vers le bas en une grande pointe, tandis que le turquoise apparaît derrière les portraits. Les réserves blanches allègent la composition et absorbent une partie des épaules. Les corps demeurent à peine indiqués ; toute la présence se concentre dans les visages et leur relation.
La construction anguleuse ne supprime pas l’impression de délicatesse. Les cassures multiplient les changements de direction, tandis que les profils maintiennent la continuité du geste. Le regard rassemble les fragments et reconnaît une proximité humaine avant d’examiner les moyens plastiques qui la produisent.
Le titre introduit une référence biblique dans cette rencontre silencieuse. Il agit comme un second plan de lecture : les mots convoquent un texte, tandis que l’image propose des visages et une relation. Les auréoles renforcent cette rencontre entre l’intimité représentée et les signes visuels du sacré, sans en imposer une résolution.
Dans le prolongement du concept GPA / PMA, le détournement porte ici sur la manière dont un titre transforme notre perception. La scène peut d’abord être reçue comme un double portrait tendre ; la référence qui l’accompagne invite ensuite à interroger ce que chacun y projette. L’œuvre maintient cet écart ouvert, entre mémoire des textes, habitudes du regard et présence des personnes.