Sur la route de Judée, le long du Jourdain
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Deux femmes souriantes posent côte à côte, l’une portant des lunettes de soleil. Des auréoles jaunes accompagnent ce portrait contemporain fragmenté en surfaces colorées.
Description : Sur la route de Judée, le long du Jourdain présente deux femmes dont les têtes se rapprochent dans une pose complice. La figure située à gauche, légèrement en retrait et plus haut, regarde vers le spectateur. Celle du premier plan porte de grandes lunettes de soleil. Leurs sourires donnent à la scène la spontanéité d’un souvenir photographique, comme un instant partagé au cours d’un voyage.
La composition s’organise selon une diagonale qui relie les deux visages. La chevelure de la figure de gauche descend en fragments noirs et roses ; celle de droite se mêle aux surfaces jaunes et sombres qui entourent les lunettes. Ces masses rapprochent les personnages tout en conservant la distinction de leurs expressions.
Deux grands disques jaunes accompagnent les têtes et évoquent des auréoles. Leur présence transforme la lecture de cette pose familière. Les lunettes de soleil appartiennent aux usages du quotidien, tandis que les disques lumineux convoquent la mémoire des images sacrées. La rencontre de ces deux registres constitue l’un des ressorts du décalage.
Les carnations se construisent par plans roses, orangés, jaunes et blancs. Les yeux, les dents et les contours des lèvres conservent une précision suffisante pour rendre les sourires immédiatement reconnaissables. Autour de ces repères, les formes se brisent et se prolongent en pointes, comme si les visages transmettaient leur mouvement à l’espace environnant.
Le turquoise occupe de larges surfaces en haut et en bas de l’image. Des fragments gris, violets, roses et verts traversent les marges et interrompent les contours. Les noirs donnent de la profondeur aux chevelures et aux vêtements ; les blancs ouvrent des passages entre les figures. Aucun horizon stable ne vient refermer cette construction.
La route, la Judée et le Jourdain sont présents dans le titre, mais aucun paysage identifiable ne les décrit. Les mots proposent un itinéraire que le spectateur imagine autour du portrait. L’image fonctionne alors comme un fragment de récit : elle montre les voyageuses et laisse hors champ le lieu, le trajet et les circonstances de leur rencontre.
Dans le prolongement du concept GPA / PMA, cette scène poursuit le jeu de transposition entre imaginaire religieux et représentations contemporaines. Le second degré prend ici la forme légère d’un portrait de voyage auréolé. Les personnages semblent s’accorder une pause dans une histoire que le titre suffit à suggérer. Leurs sourires maintiennent cette fiction dans la simplicité d’un moment humain et partagé.