Brice Teinturier
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
L’intervenant représenté : Brice Teinturier est un politologue français spécialisé dans l’analyse de l’opinion. Son parcours l’a conduit de l’IFOP à TNS Sofres, puis à Ipsos. Il intervient notamment dans C dans l’air et a reçu le Prix du livre politique en 2017.
Légende : Le visage souriant de Brice Teinturier apparaît parmi des triangles jaunes, turquoise et vert pâle. Un long triangle rouge effilé traverse le portrait, représentant l’âme ou l’êtreté dans le langage plastique de l’artiste.
Description : Brice Teinturier présente un visage légèrement tourné vers la droite, animé par un sourire largement ouvert. Les yeux, les dents et les plis des joues forment des points de reconnaissance précis. Autour d’eux, les surfaces se divisent en fragments roses, beiges et bruns, séparés par des réserves blanches.
La chevelure se construit par une multitude de petites pointes claires, sombres et turquoise. Cette trame serrée contraste avec les grands triangles qui traversent le front et entourent la tête. Le jaune vif apporte une lumière expansive ; le turquoise et le vert pâle ouvrent des passages entre le visage et l’espace blanc. La couleur circule à travers les limites du portrait.
Le triangle rouge effilé porte une signification essentielle. Dans la pensée de l’artiste, il représente l’âme ou l’êtreté, comme si cette forme pouvait contenir le moi, le surmoi et les différentes dimensions de la personne. Sa pointe dépasse la chevelure et sa base se prolonge sous le visage. Il inscrit au sein de l’image un signe de cette présence intérieure que la ressemblance seule ne peut restituer.
La fragmentation prend alors une portée particulière : les traits se distribuent en surfaces multiples, tandis que le rouge propose un repère pour penser leur appartenance à un même être. Le spectateur recompose une physionomie, mais rencontre aussi la question de ce qui fait l’unité d’une personne au-delà de son apparence.
Dans la série « Les visages de la familiarité », cette interrogation accompagne la reconnaissance des figures médiatiques. L’écran nous rend proches d’un sourire, d’un regard ou d’une manière de parler. Le portrait accueille cette familiarité tout en réservant une place à l’intériorité de la personne représentée. Le triangle rouge en devient le signe : une présence singulière au milieu des fragments que notre mémoire rassemble.