Roland Cayrol
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
L’intervenant représenté : Roland Cayrol est un politologue français dont les travaux portent sur l’opinion publique, les médias et les comportements électoraux. Ancien directeur de l’institut CSA, il a également été directeur de recherches au CEVIPOF. Ses interventions, notamment dans C dans l’air, prolongent ce parcours de recherche auprès du public.
Légende : Le visage de Roland Cayrol apparaît parmi de grands triangles jaunes et cyan, accompagnés de fragments gris et noirs. Le triangle rouge effilé conserve la ligne de force du dessin et représente l’âme ou l’êtreté.
Description : Roland Cayrol présente un visage légèrement incliné, dont les yeux et la bouche maintiennent la continuité malgré les découpes. Une grande surface brune marque la joue gauche de l’image, tandis que des teintes roses et claires construisent l’autre côté. Cette répartition donne du relief à la figure sans recourir au dégradé.
Le front s’ouvre sur un vaste champ jaune qui rejoint les triangles de l’arrière-plan. Les surfaces cyan traversent les joues et se déploient de part et d’autre de la tête. Le visage partage ainsi ses couleurs avec l’espace environnant ; ses limites se précisent par endroits, puis s’effacent dans la rencontre des plans.
Des fragments noirs, bruns et gris prolongent la partie supérieure du portrait. Plus bas, de longues formes claires suggèrent le col et le buste, séparées par des intervalles blancs. Le contraste entre ces grandes découpes et les petits détails des paupières invite le regard à passer de la construction d’ensemble à la reconnaissance des traits.
Le triangle rouge effilé traverse le visage et se prolonge largement sous le menton. Il conserve la ligne de force posée au commencement du dessin, celle qui donne à la figure son orientation première. Sa présence dans l’œuvre achevée rappelle ce geste initial autour duquel les volumes et les fragments se sont organisés.
Dans le langage de l’artiste, cette forme représente aussi l’âme ou l’êtreté. Comme si elle pouvait contenir le moi, le surmoi et les différentes dimensions de la personne, elle inscrit une continuité intérieure dans la fragmentation. Le repère qui guide le dessin devient ainsi le signe de l’unité de l’être représenté.
La série « Les visages de la familiarité » interroge la présence que les écrans installent dans notre mémoire. Quelques traits demeurent, associés à une voix ou à une manière de s’exprimer. Le portrait sollicite ces souvenirs tout en montrant leur recomposition : les fragments se rassemblent en un visage, et ce visage retrouve une présence singulière.