Boris Cyrulnik
Neuropsychiatre et éthologue — L’intelligence du lien
Chez Boris Cyrulnik, l’intelligence pourrait être celle du lien. Son travail s’intéresse à la manière dont un être humain se construit à travers ses relations, son histoire, son environnement et les événements qui marquent son existence.
Comprendre une personne suppose alors de ne jamais isoler un élément de tous les autres. Une blessure, une rencontre, un attachement ou un récit peuvent modifier la manière dont une existence se poursuit. L’intelligence devient ici capacité à relier les faits plutôt qu’à les considérer séparément.
Ce qui nous construit tient peut-être autant aux événements vécus qu’aux liens qui permettent de leur donner un sens.
Prix : 1 750 € TTC
Participation aux frais de port : 50 €
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Boris Cyrulnik — L’intelligence du lien. Le visage apparaît au milieu d’un réseau de formes fragmentées dont la dispersion n’empêche jamais la reconnaissance.
Description : Ce portrait de Boris Cyrulnik appartient à la série Peoples – Les intelligents. Neuropsychiatre et éthologue, il a notamment contribué à diffuser auprès du grand public la notion de résilience et une réflexion sur l’importance des relations humaines dans la construction de l’individu.
La forme d’intelligence retenue ici est celle du lien. Comprendre un individu suppose de prendre en compte plusieurs dimensions simultanément : son histoire, son environnement, ses relations et la manière dont il donne progressivement un sens à ce qu’il a vécu.
Une information isolée ne suffit donc jamais. Elle prend une signification différente lorsqu’elle est rapprochée d’une autre. L’intelligence consiste alors à percevoir les relations entre des éléments que l’on pourrait autrement considérer séparément.
Cette idée trouve un prolongement direct dans la construction plastique du portrait. Aucune forme géométrique ne représente à elle seule Boris Cyrulnik. C’est la relation entre toutes ces formes qui permet progressivement au visage d’apparaître.
Les lunettes constituent l’un des signes les plus immédiatement identifiables. Autour d’elles, les yeux, le nez, la bouche et les volumes du visage sont construits à partir d’une multitude de fragments clairs dont les contours sont continuellement interrompus.
De grandes formes vertes, bleues et jaunes s’éloignent du visage et créent un espace périphérique très ouvert. Elles semblent parfois indépendantes de la figure avant de retrouver une relation avec elle par leur direction ou leur proximité.
Une longue ligne rouge traverse diagonalement la composition. Elle relie des zones très éloignées de l’image et impose une continuité au milieu de la fragmentation générale.
Malgré l’absence d’un contour continu, le regard rassemble spontanément les fragments. Il interprète les relations entre les formes et reconstitue ce que l’image ne montre pas complètement.
Ce mécanisme rejoint L’Éloge de l’approximation. La reconnaissance ne naît pas de l’exactitude de chaque élément pris séparément, mais de la cohérence que notre perception parvient à construire entre eux.
Le principe plastique et la réflexion portée par le portrait se rejoignent ainsi : un élément isolé possède une information limitée ; c’est souvent la relation qu’il entretient avec les autres qui lui donne tout son sens.