Composition abstraite issue du regard d’Alcmène, constituée de grandes formes géométriques bleues, rouges, jaunes, noires, vertes, violettes et blanches.
Le regard d’Alcmène, retourné puis recolorisé, devient une composition intense dominée par de grandes surfaces bleues, rouges, jaunes, noires et blanches.
Des trous et des formes fortes

Alcmène

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Le regard d’Alcmène, retourné puis recolorisé, devient une composition intense dominée par de grandes surfaces bleues, rouges, jaunes, noires et blanches.

Description : Alcmène appartient à la série Des trous et des formes fortes. Cette composition prend pour point de départ un détail du portrait d’ Alcmène.

Comme pour les autres œuvres de la série, l’œil est d’abord prélevé puis retourné. La reconnaissance du détail anatomique devient alors moins immédiate : les contours perdent momentanément leur fonction descriptive et peuvent être perçus comme de simples directions ou comme des limites entre différentes surfaces.

À cette inversion s’ajoute un second travail déterminant : la recolorisation.

Les couleurs du portrait initial ne sont pas conservées comme des références à respecter. Elles sont remplacées par une palette construite à partir de l’expérience de l’image, de l’équilibre entre les masses, de la puissance de certains contrastes et de la manière dont chaque couleur peut renforcer ou au contraire interrompre une direction.

Ici, le bleu occupe une très grande partie de la surface supérieure. Il constitue un champ particulièrement stable sur lequel viennent se projeter plusieurs triangles rouges et jaunes.

Le rouge prend progressivement davantage d’importance dans la partie centrale puis inférieure de la composition. Associé au jaune, il crée une tension chromatique immédiate avec le bleu dominant.

Le noir traverse horizontalement le centre de l’image sous la forme d’une masse particulièrement dense. Cette grande structure sombre joue presque le rôle d’une charnière entre les deux parties de la composition.

Plusieurs zones blanches viennent interrompre cette masse. Certaines sont compactes, d’autres prennent la forme de pointes ou de passages étroits. Le blanc devient donc une couleur active qui participe à la construction plutôt qu’un simple espace laissé vide.

Le vert, le violet et quelques touches turquoise apparaissent plus ponctuellement. Leur présence suffit cependant à modifier les rapports entre les couleurs principales et à empêcher l’image de se réduire à une opposition entre les trois couleurs primaires.

La recolorisation ne cherche donc pas à embellir une image devenue abstraite.

Elle participe à sa reconstruction.

Certaines formes sont renforcées par une couleur très intense ; d’autres sont au contraire absorbées par une surface voisine. La hiérarchie visuelle ne dépend plus du modèle anatomique mais des relations entre les différentes masses colorées.

L’œil d’origine demeure pourtant quelque part dans cette organisation.

Lorsque le regardeur connaît la provenance de l’image, il peut tenter d’en retrouver certains indices. Mais cette connaissance ne suffit plus à restituer immédiatement le détail initial.

Entre le regard d’Alcmène et cette composition s’est créée une distance faite de retournement, de simplification et de couleur.

La figure fournit le point de départ.

La couleur prend ensuite son autonomie.