Art : appropriationnisme et remake

Alexej von Jawlensk – Almakan – André Derain – Andy Warhol – Antoine Jean Gros – Banksy – Ben Vautier – Bernard Buffet – Christelle Larson – Christian Boltanski – Claude Monet – Claude Viallat – Claude-Max Lochu – Cobra – Dali – Daniel Buren – Edouard Manet – Edvard Munch – Emma Tingård – Eugène Delacroix – Fabrice Hybert – Fernand Léger – Francis Bacon – Francis Picabia – François Boucher – Frank Stella – Gauguin – Georg Baselitz – Georges Mathieu – Giacometti – Gustave Courbet – Henri Matisse – Jacques-Louis David – Jan Van Eyck – Jasper Johns – Jean Dubuffet – Jean Fouquet – Jean-Auguste-Dominique Ingres – Jean-Honoré Fragonard – Jean-Michel Basquiat – Joëlle Caria – Johannes Vermeer
Karl Schmidt-Rottluff – Katsushika Hokusai – Léonard de Vinci – Louis Cane – Lucio Fontana – Marc Chagall – Martial Raysse – Mondrian – Orlan – Otto Dix – Pablo Picasso – Paul Klee – Philippe de Champaigne – Pierre-Auguste Renoir – Pincemin
Raphaël – René Magritte – Robert Delaunay – Roy-Lichtenstein – Takashi Murakami – Tomasz Walenta – Toshusai-Sharakue – Van Gogh – Victor Vasarely – Wassily Kandinsky – Willem de Kooning – Yves Klein

« L’appropriation, ce n’est pas du plagiat, du pillage, de l’imposture ni de la contrefaçon ; c’est simplement une citation, de la reconnaissance, de l’investigation, un voyage et, surtout, de l’amour. C’est s’introduire au plus profond de l’œuvre pour y déposer sa sève, son êtreté, son ipséité, son âme, créant une inhabituelle apparence, un simulacre, une nouvelle empreinte graphique. »

J’ai cette chanson dans la tête depuis ce matin. Pour une raison quelconque, cette mélodie entêtante ne cesse de m’envahir jusqu’à me harceler. Je la chante encore, elle est toujours dans ma tête. Parfois, lorsque je me sens seul, je tente de la fredonner à ma sauce, mais sans talent : je ne suis pas chanteur. Je ne chante pas vraiment faux, mais je déraille souvent.

Ma voix est loin d’être agréable. Lorsque je m’en rends compte, c’est trop tard. Alors, j’arrête, puis j’oublie. Quelques minutes passent et la mélodie ressurgit involontairement.

Devant un tableau de maître, je reste pensif. Il me plaît d’imaginer que je me trouve derrière le peintre et que je regarde au-dessus de son épaule. J’ai l’impression de comprendre sa gestuelle entre la palette et la toile. D’un geste rapide et sûr, il mélange la peinture pour trouver la juste tonalité. Lorsque celle-ci est parfaite, il l’applique sur la toile avec virtuosité. La touche est sensible et la forme prend naissance. Pour retrouver ce moment d’extase, j’explore chaque forme
et je copie le modèle en utilisant mon écriture graphique : ma spécificité. Le résultat est décalé. Les formes que j’utilise sont des polygones peints en aplat dans des camaïeux juxtaposés. Je n’utilise pas de courbe, ainsi le résultat est vigoureux et puissant. Je fais apparaître des trous pour être en phase avec le concept de l’éloge de l’approximation. Lorsque que je pense avoir terminé, je compare l’original et le « Remake ». Si je suis satisfait, je remercie le peintre comme si je m’adressais à Dieu. Je suis envahi d’un frisson. Je pense avoir été compris. Mon travail paraît être validé par le maître : je suis heureux. Quelques jours plus tard, je serai envahi par un autre tableau, d’un autre maître et le cérémonial pourra se mettre de nouveau en place.
« L’appropriation, ce n’est pas du plagiat, du pillage, de l’imposture ni de la contrefaçon ; c’est simplement une citation, de la reconnaissance, de l’investigation, un voyage et, surtout, de l’amour. C’est s’introduire au plus profond de l’œuvre pour y déposer sa sève, son êtreté, son ipséité, son âme, créant une inhabituelle apparence, un simulacre, une nouvelle empreinte graphique. »

Affichage de 1–9 sur 91 résultats

Affichage de 1–9 sur 91 résultats