Livres

Livres de Pierre Tomy Le Boucher : Art

Altérations : Figures de la tutelle - Tome 1

Un immeuble maudit en 28 tableaux et les histoires de la chute puis de la mise sous tutelle de personnes vulnérables par un juge des tutelles. Les mandataires agissent auprès de personnes souffrant d’une altération de leurs facultés qui les empêchent de pourvoir seules à leurs intérêts en les conseillant, en les assistant ou en assurant leur représentation dans les actes de la vie civile. Ils doivent avoir des qualités, des connaissances et des compétences exceptionnelles. Au-delà, l’amour d’autrui et la dévotion se nichent sans doute dans le quotidien, dans l’agir, dans tout ce qui sollicite si fortement l’énergie vitale, l’intégrité morale, la conscience. L’éthique.

Altérations : Figures de la tutelle

L’instant du mourir - Tome 2

Je propose un abécédaire des maladies provoquant l’instant du mourir. Je raconte les derniers instants des personnes représentées sur mes tableaux. Comme à mon habitude, ces textes sont destinés à accompagner les tableaux et à contribuer à leur mémorisation. N’oublions pas que cette série se rapporte au concept de « l’éloge de l’approximation » qui met en évidence la mnésie. Il y a la « mort » et le « mourir ». Cette notion est parfois utilisée sans distinction dans la littérature et les conversations. Ces deux mots ont pourtant un chacun un sens bien différent et qui ne se joue que dans un seul ordre. Tout d’abord le mourir puis la mort. En ce qui concerne la mort, la notion paraît simple. Elle est définie de façon médicale. Il s’agit d’un état irréversible d’un organisme biologique. Il est même possible d’ajouter qu’au niveau cellulaire, la mort désigne l’arrêt des fonctions de base d’une cellule. La grande problématique proposée par les religions consiste à imaginer une vie hypothétique après la mort. Ainsi, d’aucuns pensent qu’une renaissance peut faire suite à un intervalle après la mort tandis que d’autres estiment que la mort correspond seulement à une situation temporaire, ressemblant à l’étape qui précède la naissance. Le mourir se décompose en deux étapes. La première étape du mourir, probablement la plus atroce, correspond à l’annonce et donc à la prise de conscience de sa mort annoncée de façon officielle et notamment par le corps médical, le restant à vivre étant déterminé assez précisément. Avec un certain âge, nous avons probablement tous connu des personnes atteintes d’un cancer dont le pronostic de vie était de quelques mois. Le temps passe et l’issue funeste se précise. Arrive alors l’instant du mourir, cette période de quelques minutes ou de quelques heures ne laissant plus aucune place au déni.

Abecedaire-de-l-instant-du-mourir-pour-epub-avec-pages-interieures-et-couverture-avec-numero-de-page-160

Comma: Éloge de l'approximation - Tome 3

Cet ouvrage est composé de deux parties. La première définit les concepts utilisés par Pierre Tomy Le Boucher dans le cadre de ses recherches plastiques. L’aspect stylistique de ces images fait référence à deux concepts. Le premier , nommé « Comma », exprime une image intermédiaire construite à partir des éléments sémiologiques d’une image « A » et d’une image « B ». Le second, « éloge de l’approximation » , fait référence à la mnésie et aux traumatismes de la perception. Le regardeur termine l’image en remplissant les nombreux trous qu’elle possède par un contenu puisé dans sa propre mémoire. Le gagnant est celui qui réussit à reconnaître le portrait d’une célébrité.La seconde partie est de l’histoire inventée, à la manière de Christian Boltanski ou d’Agnès Varda. Pierre Tomy Le Boucher invente des histoires pédagogiques qui font écho à leurs visuels respectifs : il ne s’agit en aucun cas d’illustrations. Cette série d’images a principalement été réalisée dans des églises. Pierre Tomy Le Boucher interroge la religion catholique. Ce texte a pour but de sensibiliser les catholiques discordants et les athées. Les catholiques discordants sont des personnes perpétuellement en contradiction avec la religion qu’elles disent ou pensent pratiquer. Elles vont à la messe le dimanche et se dévoient tout le restant de la semaine. Elles se sentent supérieures par leur rang, qu’elles veulent élevé et qui les justifie dans leur existence et jusque dans leurs actes. L’absurdité le dispute au déni le plus total. Si ce sont des catholiques, ce sont les pires. Si ce sont des catholiques, ce sont les plus nombreux. Leur absence d’intellectualisation de leur religion les entraîne dans un parcours modulaire et répétitif. Ces personnes ne font jamais qu’un bien ostensible et oublient leur mesquinerie hebdomadaire.Ces catholiques discordants ont été baptisés et ont suivi le parcours initiatique : catéchisme, première communion, communion solennelle, routine de la messe dominicale et de la prière quotidienne. Ils sont assez peu nombreux à commenter le sermon de monsieur le curé. Ils ont fait leur devoir, rien que leur devoir. Jamais tout leur devoir.Les catholiques de naissance se distinguent des discordants car, s’ils ont souvent été baptisés – comme on souscrit une assurance-vie et dans l’unique espoir de ne pas errer dans les limbes -, en revanche ils ne pratiquent pas et ne croient pas vraiment à grand-chose, même s’ils s’accordent à penser qu’il doit bien y avoir une puissance supérieure.Les athées cultivés ont toute ma sympathie. Leur logique et leurs contradictions s’appuient sur des lectures et des conversations : ce choix est maîtrisé.Dans son métier de communicant, d’enseignant, de formateur, de père et d’époux, Pierre Tomy Le Boucher a toujours aimé utiliser des allégories pour aider à la compréhension de concepts parfois peu évidents. Dans cet ouvrage, il a utilisé un moyen pédagogique mettant en scène deux enfants. L’un se prénomme Martial et l’autre Jérôme. Ainsi, il apporte des réponses à des adultes par le truchement de Jérôme le candide. Lors de cette rédaction, Pierre Tomy Le Boucher a tout particulièrement pensé à son ami Michel S., athée de conviction. Il souhaite toujours en découdre avec un curé en utilisant son arsenal d’arguments imparables. Pour s’assurer de l’authenticité de sa parole, Pierre Tomy Le Boucher a offert à Michel S. de lui acheter son âme pour la somme d’un euro. Il est désormais en possession d’un titre de propriété faisant foi de la sincérité de Michel S. D’autres athées, plus parleurs que faiseurs, n’ont jamais consenti à vendre leur âme à Pierre Tomy Le Boucher. Que Dieu lui pardonne cette expérience !

comma-print-couverture-et-4e-de-couverture-04

... to be continued: Éloge de l’approximation - Tome 4

Une nouvelle aire commence, elle se nomme Mythologie Reloaded. Déçu par l’attitude des hommes avec leur croyance monothéiste absurde où un dieu représenteraient le bien absolu, Zeus, roi des dieux décide que les Olympiens rejoindront les hommes pour 100 années. Ainsi, par tranche de 10 ans, ils referont leur vie 10 fois.Cette étude comportementale permettra de déterminer le sort des hommes. En effet, chaque dieu agira en solitaire. Zeus prévient : « Si par malheur vos regards se croisent, l’un d’entre vous deviendra mortel. Telle sera votre destinée ». Dans Mythologie Reloaded, Hadès, le frère de Zeus veut découvrir les réelles intentions de Zeus.C’était le 1er janvier de l’an 2000. Le monde était en effervescence, souvenez-vous le fameux bug de l’an 2000. C’est ce jour-là que les dieux sont arrivés sur terre. C’est pourquoi Zeus avait pris soin d’organiser leur arrivée.

to-be-continued-print-couverture-et-4e-de-couverture-07

Télématin : 1985 à 2017 : Éloge de l’approximation - Tome 5 : la perception

Je travaille actuellement sur la mnésie. Mes recherches picturales se concentrent sur la mise en image du mode de fonctionnement de la mémoire. La mémoire est intimement liée au trou de mémoire. La mémoire est comme de la dentelle, avec des ramifications abyssales. Les trous de mémoire sont intrinsèquement liés à la mémoire. Ainsi, le rien naît d’un tout. Alors, l’ensemble de mes propositions plastiques repose sur les troubles de la mémoire que l’on pourrait tout simplement nommer dysmnésie, ou plus simplement altération de la mémoire. Le leitmotiv que j’utilise s’exprime de la façon suivante : « je me souviens donc je suis ».

La partie capitale de mon travail semble être le trou. Le trou, c’est l’absence de couleur. C’est l’intervalle entre deux formes qui ne recouvrent pas la toile et qui permet de voir le fond de celle-ci, sa vraie nature. Ces trous faussent notre perception : le schéma cognitif semble brisé. Les trous altèrent le souvenir, l’image est incomplète. Un son, une odeur, une sensation peut réactiver un semblant de souvenir de façon fugitive comme si la mémoire était vaporeuse. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui j’ai voulu rendre hommage aux chroniqueurs de « Télématin » en proposant leurs représentations avec mon écriture graphique, voire mon style. Ils font partie de la vie de nombreux français et comme toute personne médiatisée, ont apporté leur pierre à l’édifice culturel français, toutes proportions gardées.

La perception est un moteur puissant d’incompréhension entre les hommes. Le langage, qu’il soit écrit ou parlé, permet de définir des sensations dans un registre défini. Les limites de l’incompréhension sont rapidement atteintes. Nos cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher nous permettent de comprendre une multitude d’informations et de les envoyer à notre cerveau qui en déduit des sensations. Cette prise de conscience de la compréhension du monde est régie par la comparaison. C’est-à-dire par la mémoire, qui fait le tri entre le connu et l’inconnu.

Télématin : 1985 à 2017: Éloge de l’approximation - Tome 5 : la perception

Livres de l'auteur : Roman policier

Brigade létale

La démocratie, c’est bien ! La démocratie molle, c’est pire. On peut tout dire, on peut tout faire, on peut penser n’importe quoi. Tout est devenu relatif : tout est « à débattre ». Bientôt, on pourra se marier avec son chien, la bigamie sera autorisée, la maltraitance sera encadrée, on reviendra au temps de Lucrèce avec une régulation de la mort acceptée comme un changement atomique. La morale sera juridiquement encodée. L’ensauvagement sera exponentiel et tout ne sera que quotas et taux de pertes acceptables. La police pourra se faire assassiner sans aucun moyen de se défendre. On développera des crédits pour de fausses solutions en oubliant l’évolution qui, depuis des décennies, a conduit à cette ignominie.
Un jour, Martial finit par envisager comme des pensées ordinaires des solutions macabres. Lui qui serait incapable de faire du mal à l’un de ses congénères. Il pose autour de lui cette question : « un homme menace de mort un enfant en bas âge. Dans quelques instants l’enfant va mourir. Le père est à quelques mètres, il a un revolver dans la main. Que fait-il ? Que feriez-vous ? »
Cette nuit-là, vers trois heures du matin, un phénomène anormal a lieu dans la maison. Martial se réveille. Il descend et passe machinalement par la cuisine en direction des bruits suspects. Il comprend que quelqu’un est en train de fouiller. Au passage, il saisit le plus long des couteaux qui se trouvent dans le porte-couteaux vertical en bois massif. La lame fait 25 cm et est parfaitement aiguisée. Il est prêt à en découdre sans savoir s’il s’agit d’un enfant effectuant sa première mission ou d’une crapule confirmée ayant un CV long comme le bras.
Martial se rend compte que ce n’est qu’une question de contexte. Qu’il serait capable d’ôter la vie à n’importe quelle personne. Pourtant, ses origines catholiques le perturbent fortement.
Plus tard, il assiste à un viol, découvre des marchands de sommeil sans scrupule, un juge acceptant des pots-de-vin, une directrice de SPA fournissant de la matière première aux laboratoires, un proxénète, des dealers. Tous paraissent exiger une réponse de Martial. Mais comment un petit professeur de français, même agrégé, peut-il renverser un tel mouvement ? Son action le dépassera pour prendre une dimension nationale et poser les fondations d’une brigade létale.

brigade-letale-print-couverture-et-4e-de-couverture-06

Martial Leprince : Charcot-Marie-Tooth

Martial Leprince, c’est le gentil. Guibert, c’est le méchant. C’est pourquoi il n’a pas de prénom. Il dirige une entreprise d’environ 6000 personnes dans les domaines de la métallurgie et de la métallerie. C’est un arriviste, il utilise toutes les méthodes pour parvenir à ses fins. Il est froid, nerveux, sec et, malgré tout, plutôt bel homme. Il est même ceinture noire de karaté. Son regard est bleu d’acier. Guibert est peu enclin à la conversation avec son personnel. Ainsi, dans l’entreprise, tout le monde l’appelle Guibert, certains même prennent du plaisir à ajouter, juste avant son nom, un qualificatif injurieux. Par contre, les pontes du département lui servent du « Monsieur » avec déférence. Tous les notables sont prêts à faire des courbettes pour espérer appartenir au réseau de Monsieur Guibert.
Quant à lui, Martial Leprince doit devenir « Mister Hyde ». Il veut assouvir une vengeance. Il prémédite même de torturer sa victime pendant trois mois avant son exécution finale. Martial Leprince est handicapé, malade et désargenté. La mission paraît impossible, nous ne sommes pas dans un film américain, là où les voitures ne possèdent pas de Neiman bloquant la colonne de direction. Dans les films d’outre-Atlantique, il y a toujours une boîte en fer contenant un revolver, des passeports, de l’argent et même des complices, sans parler d’un endroit pour se cacher. Martial est faible, vulnérable et devra agir seul.

martial-lepreince-couverture-hd-05