Benoît Hamon

180,002 640,00 TTC

Peinture numérique sur toile de « Benoît Hamon » à la manière de l’éloge de l’approximation de l’exposition. Ce style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. En savoir plus sur l’éloge de l’approximation.

Effacer
UGS : benoithamon Catégorie : Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Description

Benoît Hamon

Ce portrait de Benoît Hamon a été réalisé quelque mois avant les élections présidentielles de 2017. En effet, il est facile de remarquer dans ce travail, la présence de deux lignes de vie, de deux « êtretés ». Si l’une traverse le personnage, l’autre semble légèrement décalé sur son épaule droite.

Comment serait-il possible d’avoir deux destins. Alors, est-ce possible que cette « êtreté » ait pu être écrite avant que les événements se soient déroulés. Ici, je me pose la question de savoir s’il y aurait des destins, j’ai envie de dire «  pré-écrits ». Par conséquent, cela voudrait dire qu’un individu choisit une direction établie sans connaître les autres destinés.

Cela pourrait être le jeu d’un créateur, qui en analysant le jour venu, une âme en lui expliquant de façon très pédagogique : « tu vois ce jour-là tu aurais pu prendre cette autre direction ». La pauvre âme aura vite fait de comprendre qu’elle ne connaissait pas la règle du jeu.

Parlons maintenant un peu technique.

En savoir plus sur l’éloge de l’approximation.

Pendant plus de 15 ans, j’ai réalisé des illustrations pour les agences de communication. A cet égard, j’avais choisi la technique de l’aérographe. Il s’agit d’un petit pistolet à peinture qui ressemble à un stylo affublé d’un mini réservoir est connectée à un compresseur. Ce travail demandait une extrême précision.

Pour éviter les débordements liés à la projection du stylo magique, le support était masqué par un adhésif spécifique qui n’arrachait pas la fibre du papier lors de son retrait. Ainsi, il suffisait de découper les formes avec un scalpel.

L’illustrateur propulse, à l’aide de l’aérographe, un jet de couleur dans la partie soigneusement préparée. J’avais dans mon atelier un arsenal de petites bouteilles à pipette et une multitude de tubes de couleurs.

À cette époque, je travaillais à l’acrylique. Cette peinture permettait un séchage relativement rapide. Effectivement, le temps compte dans les métiers de la communication.

Mon rôle

Mon rôle consistait à réaliser des illustrations réalistes à partir de « rough ». Le rough, c’est une image, un dessin réalisé au feutre à alcool. Autrement-dit, il s’agit d’une esquisse colorée et annotée. Ainsi, l’illustrateur pouvait facilement répondre aux exigences et aux contraintes de l’agence de communication.

À l’époque, pour dessiner et finaliser des dessins au trait, il était indispensable d’avoir un photocopieur. En effet, la rectification implique la modification d’une tête d’un personnage un peu loupée, des mesures s’imposaient. La paire de ciseaux découpe et fait disparaître de mauvais geste. Après cette décollation, à la façon de « le Caravage », il suffisait de réaliser de nouvelles têtes. Un adhésif invisible ou de la colle repositionnable maintient la nouvelle tête. La nouvelle photocopie permettait d’avoir un résultat optimal.

Il existe quatre phases dans la technique de l’aérographe. Tout d’abord, le dessin préparatoire, souvent au crayon, réalisé sur une feuille de papier. Ensuite, il fallait reporter le dessin préparatoire sur la feuille de papier qui deviendra le document final.

Comme l’aquarelle

Dans un deuxième temps, il fallait tremper la feuille de papier quelques heures pour ensuite la positionner sur une planche de bois. C’est pour cela, j’utilisais un contre-plaqué marine à l’instar de la préparation d’une aquarelle.

Des bandes de Kraft gommé maintenaient la feuille de papier. Il s’agit de bande de papier dont le verso est recouvert de gomme arabique qui se dissout à l’eau, un peu comme celle des timbres-poste. Ainsi, après quelques heures la feuille était parfaitement tendue. Si celle-ci recevait de la peinture, l’humidité commençait à gonfler et à déformer le papier en formant de véritables cloques. Après quelques instants, le papier finissait par reprendre une forme plane. On pourrait aujourd’hui, pour mieux me faire comprendre, parler de mémoire de forme.

La découpe

Après avoir disposé une feuille de masque vendu en rouleau large, il suffisait de découper la première forme. Après avoir effectué cette découpe, il suffisait de projeter, avec une certaine adresse dans la zone ainsi dégagée, la peinture ou l’encre. Grâce au sèche-cheveux, il était possible de gagner un certain temps.

Et puis, il fallait passer à une autre forme, à une autre découpe et à une autre application de la couleur.

Si le résultat permettait d’avoir des représentations réalistes, par ailleurs, le temps de réalisation était souvent long.

Très vite, je me suis aperçu que le report sur la feuille de papier et la découpe prenait un temps par trop important.

Les années 90

Dans le début des années 90, c’était les tous débuts de l’informatique destinée aux graphistes. En effet, il n’y avait pas de sortie professionnelle aux images photographiques. Pour ainsi dire, seules les images vectorielles permettaient d’avoir un rendu professionnel.

À l’époque, la « mise au net », c’est-à-dire l’exécution d’un logotype, par exemple, était réalisée à la main sur une feuille de papier millimétré, un papier spécifique ou le scalpel pouvait servir de gomme en grattant les quelques maladresses laissées par le stylo à pointe tubulaire. À cette époque, toutes les formes étaient de couleur noire. C’est le photograveur et l’imprimeur qui restituaient la couleur.

Les logiciels

Avec l’informatique, il était devenu possible de dessiner aux traits des formes techniques. Ce processus réduisait le temps de réalisation d’un logotype, au moins, d’un facteur 10. Bon, peut-être pas au début, car les logiciels ne possédaient pas les possibilités des dernières versions d’aujourd’hui. Le fait de pouvoir zoomer de façon excessive nous assurait un travail parfait.

J’ai donc utilisé ces techniques pour éviter de reporter mon image préparatoire sur papier. En effet, grâce à quelques manipulations informatiques, mon photograveur me sortait un négatif de format 50 x  65 cm.

Atelier

J’avais la chance, dans mon atelier, de posséder un banc de reproduction. Ainsi par procédé photographique, j’obtenais une feuille de papier photo baryté dont les traits étaient extrêmement fins et d’un gris très léger, juste suffisant pour guider la lame du scalpel. Il était nécessaire de découper l’adhésif sans attaquer le papier.

Grâce à cette technique, j’ai gagné en rapidité et en qualité. Plus tard, j’ai imaginé réaliser mes découpes à l’aide d’un « plotter ». Un plotter, c’est un appareil qui découpe des feuilles de vinyle en suivant le tracé dessiné par un infographiste.

La synthèse 3D

Je n’ai pas continué dans cette direction, pour la bonne et simple raison que les progrès techniques permettaient de réaliser des images de synthèse 3D. Féru d’informatique, j’ai fini par lâcher l’aérographe contre un clavier et une souris. De plus, le rendu de l’image de synthèse était très proche de ma production de l’époque.

Revenons au portrait de Benoit Hamon,

L’anecdote est encore fraîche, puisqu’il s’agit de celle de Benoît Hamon gagnant les primaires de la gauche. Au moment du tournage de cette vidéo, Emmanuel Macron vient d’être élu président de la République depuis environ 72 heures.

Vidéogramme de présentation du portrait de représentant du PS sur YouTube

Quelques clefs pour comprendre

Retour à la boutique

Partager cette page sur vos réseaux favoris

 

Informations complémentaires

Poids ND
Dimensions ND