Anne Hidalgo

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Peinture numérique sur toile de « Anne Hidalgo » à la manière de l’éloge de l’approximation de l’exposition. Ce style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. En savoir plus sur l’éloge de l’approximation.

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Description

Anne Hidalgo : l’ascension

Ma rencontre médiatique avec Anne Hidalgo remonte à la période où celle-ci est devenue adjointe au maire de Paris : « Bertrand Delanoë ». Ensuite, j’ai pu observer une ascension grandissante avec des apparitions de plus en plus fréquentes auprès du Maire.

Quelques années plus tard, en 2014, elle devenait la première femme maire de Paris.

Pour mieux comprendre le personnage : https://www.youtube.com/watch?v=gBjVmfoVA-M

Les anecdotes radotées

Je voudrais profiter de ce portrait pour vous parler des souvenirs liés à l’émotion qui peuvent faire partie de la base de l’apprentissage.

En général, nos relations, nos amis, adorent raconter leur vie par des anecdotes circonstancielles et notamment au cours de repas ou de toutes sortes de réunions propices à l’évocation des souvenirs.

Comme de nombreuses personnes, nous radotons un peu. Il n’est pas rare de raconter plusieurs fois la même anecdote. J’ai toujours pris un malin plaisir à réécouter ces anecdotes.

En aucun cas je ne stoppe mon interlocuteur. C’est vrai, c’est toujours désagréable d’être stoppé. Cela peut même engendrer une certaine frustration voire une vexation. Il n’y a rien de plus désagréable lorsqu’un convive ou un membre du groupe termine l’histoire à votre place ou vous lance un : « Oui, mais tu nous as déjà racontée 10 fois cette histoire. 

Dans ce cas, l’orateur est penaud et calme son ardeur.

Souvenirs enfouis

En ce qui me concerne, j’adore réécouter les anecdotes, car cela me permet de vérifier, conscient que cette répétition est aussi pour moi un souvenir enfoui, l’exactitude des faits. Certains racontent leur histoire rigoureusement de la même manière avec les mêmes intonations, les mêmes temps de silence voire les mêmes positions aux mêmes instants de l’histoire.

D’autres racontent la même histoire avec des détails fluctuants. Effectivement le poisson de Marseille ne cesse de grossir. Les trompeurs n’ont pas de problème de souvenirs, ils agissent dans le but de mieux se faire comprendre, ils ajoutent toujours un détail croustillant. Le sourire aux lèvres, ils font souvent le spectacle. C’est leur forme de communication.

De l’hippocampe à l’amygdale

Les anecdotes, les souvenirs s’attachent aux émotions. Les psychologues expliquent que ceux-ci se passent dans l’hippocampe qui devient un enregistreur grâce à une structure qui a la taille d’une noisette et qui s’appelle l’amygdale à ne pas confondre avec les amygdales qui se trouvent dans la bouche.

En cas d’émotions fortes et notamment, la peur, l’amygdale envoie des molécules telles que la noradrénaline à l’hippocampe. La noradrénaline est un neurotransmetteur.

Des molécules qui boostent

Si l’émotion est très forte, voire traumatisante, l’amygdale va envoyer des molécules et booster l’hippocampe qui va enregistrer en une seule fois les informations. Celles-ci vont parfaitement être enregistrées pour ne plus disparaître. Cette notion est importante, car dans la création de souvenirs, d’ordinaire, il est nécessaire de répéter et répéter encore pour mémoriser.

Je reparlerai de la notion de mémorisation  et d’apprentissage dans un autre sujet.

Alain Lieury

Alain Lieury, professeur de psychologie cognitive indique que le souvenir lié à une émotion forte est toutefois grossier, il donne comme exemple, le cas d’une personne qui serait présente sur les lieux d’un attentat à la  bombe.

Cette personne ne va retenir qu’un bruit énorme, du sang et des gens qui courent dans tous les sens. Malgré tout, cette personne ne va pas être capable de reconnaître les gens autour d’elle. La mémorisation très grossière.

La mémoire sélective

Notons que la mémoire devient sélective lorsqu’il s’agit d’affect. En principe, les personnes retiennent plus facilement les choses qui leur plaisent et notamment pour deux raisons : la première est liée à l’émotion, car celle-ci a tendance à booster l’hippocampe. La deuxième raison concerne les émotions de type « plaisir » liées à des événements antérieurs.

Je me souviens que je suis « elle » ou « lui »

Alain Lieury a fait une expérience auprès d’enfants du primaire en leur proposant d’apprendre une longue liste de mots composée d’objets. Il  mélangeait des noms de jouet notoirement destinés aux garçons avec d’autres noms de jouets plutôt destinés aux filles.

Comme on peut s’en douter, les filles ont mémorisé plus de jouets destinés aux filles. Il en était de même pour les garçons avec les jouets masculins.

L’addition d’une nouvelle information dans un milieu structuré

Monsieur Lieury insiste sur le fait qu’il est plus facile de mémoriser une nouvelle information. En outre, si celle-ci est mise en présence d’éléments déjà structurés et ancrés dans notre mémoire, le lien devient direct avec la nouvelle information.

Le français aura plus de facilités à apprendre une langue comme l’italien ou l’espagnol dont les consonances et les racines sont communes, contrairement à l’apprentissage des langues qui sont fondées sur une phonétique différente telles que le polonais ou encore le russe, sans parler des langues asiatiques.

Mémoire individuelle ou collective

La présence des smartphones, en tout lieu, enregistre des vidéos, des photos voire de l’audio et permet de construire une mémoire individuelle et/ou collective en plaçant ces médias sur des plateformes telles que Facebook, YouTube ou encore Twitter. Ces informations seront interrogeables à tout moment et en tous lieux. Il sera nécessaire de différencier la fiction du reportage et les faux créées pour l’amusement, comme des histoires surnaturelles où se mélangent Alien et fantômes. Par ces informations visuelles et sonores, la connaissance approximative va disparaître au profit de l’interprétation.

Information erronée

L’une des grandes menaces d’internet, c’est peut-être la diffusion, la propagation d’informations erronées.

Amusez-vous à inscrire le nom d’un tableau célèbre dans Google image comme « le cri de Munch ».

Les résultats s’affichent et nous montrent, de temps en temps, des images immatures réalisée par un élève de 6e. Celui-ci ayant participé à un projet d’arts plastiques organisé par son collège pour être ensuite relayé sur Facebook. Ensuite, l’image se propage, elle est propulsée dans le « Big Data ».

Dans cet exemple, il est facile faire la différence. Mais, lorsque l’on connaît mal un sujet, cela peut devenir problématique. 

Avant l’internet, notre apprentissage dépendait de la liste des livres imposés par le système scolaire. Le contenu n’était jamais ou rarement remis en cause par la majorité des élèves.

Vidéogramme de présentation du portrait de la maire de Paris sur Youtube

Quelques clefs pour comprendre

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