François Mitterrand

180,002 640,00 TTC

Peinture numérique sur toile de « François Mitterrand » à la manière de l’éloge de l’approximation de l’exposition. Ce style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. En savoir plus sur l’éloge de l’approximation.

Effacer

Description

François Mitterrand

Dans ce portrait de François Mitterrand, l’aspect stylistique est fondé sur mes recherches, qui concernent l’approximation. En effet, il ne s’agit pas de proposer un résultat approximatif, mais de proposer un résultat fait ou composé d’éléments approximatifs.

Je propose des images pleines de trous. Cependant, ces trous sont, volontairement, de couleur blanche perturbant ainsi la notion de premier et d’arrière-plan. Les polygones qui composent cette image ne possèdent aucune courbe pour éviter toute mollesse. En conséquence, chaque bloc de couleur est un aplat, une couleur unie, brute, sans dégradé.

Internet mobile

Dans cet éloge de l’approximation, je m’interroge sur les bienfaits de l’Internet mobile. C’est cette interrogation qui justifie la forme stylistique que j’emploie. J’aurai l’occasion d’y revenir à travers cette série d’articles et d’exprimer progressivement cette théorie plastique, afin d’éclaircir ce concept.

Commençons par François Mitterrand.

Mais qui est François Mitterrand ?

C’est un homme extraordinaire, je dis bien extraordinaire comparé à l’individu « moyen ». D’ailleurs, tous mes portraits ne concernent que des gens extraordinaires, des « personnalités ».

Ici, il ne s’agit pas de retracer la vie de François Mitterrand, mais plutôt de retracer ma vie de François Mitterrand, c’est-à-dire de l’homme, de sa représentation et du peintre : il s’agit d’un dialogue de chevalet.

14 ans

François Mitterrand a été élu président de la République le 10 mai 1981. J’avais 23 ans et je me souviens encore, avant son élection, du clivage entre une France apeurée de voir des communistes entrer au gouvernement et une France pleine d’espoir. Ainsi, pendant près de 14 ans, il a fait notre actualité.

Il est évident que tous les gens de mon âge ont des souvenirs précis de cette époque.

Mais qu’en est-il des nouvelles générations ? Pour bon nombre d’entre elles, François Mitterrand, c’est une médiathèque, le nom d’une rue ou d’une avenue.

Des heures d’information

Grâce à l’Internet mobile, elles pourront avoir une réponse précise. En poussant leurs recherches, elles découvriront des vidéos, des interviews, des livres, des heures et des heures d’information.

Que feront les nouvelles générations de toutes ces informations ? Plus avant, je pourrais même me demander : « pourquoi s’intéresser à François Mitterrand ». Où pires que cela, à quel moment nos livres d’histoire feront-ils disparaître François Mitterrand ?

L’oubli personnel va s’accentuer, comme pour tout un chacun. Est-il besoin de s’emplir le crâne d’informations qui se trouvent dans notre poche ?

L’anecdote

Je me suis inventé un jeu : l’anecdote. En effet, des anecdotes qui composent le souvenir, voire le faux souvenir. Ainsi, je me suis amusé à provoquer une réminiscence afin de conserver, ici, trois anecdotes dont j’ai bien conscience qu’elles me sont personnelles à l’endroit de François Mitterrand.

La mémoire un peu rafraîchie, j’ai pu commencer le portrait de François Mitterrand entouré de souvenirs médiatiques, mais toutefois personnels.

La première anecdote concerne les élections présidentielles avec notamment l’affichage du résultat.

Ce jour-là, pour être modernes, sans doute, ils avaient choisi d’afficher le visage du gagnant avec un portrait numérique à la façon d’un Minitel.

Je rappelle, c’est obligé, car nous sommes en train d’amuser nos souvenirs, que le Minitel est l’ancêtre de l’Internet pour la France. Cela peut vous amuser, mais souvenez-vous du bélinographe. Eh, oui, le bélinographe.

Bon ! Revenons à nos pixels.

L’affichage numérique

Ce qui m’avait frappé à l’époque, c’est bien sûr l’affichage numérique, alors qu’à mi-parcours de l’affichage, il était impossible de savoir qui avait gagné en raison de l’absence de chevelure des deux candidats, ce qui a retardé le résultat de quelques dixièmes de secondes. À chaque fois, je me pose la même question : « pourquoi ai-je conservé ce souvenir, cette anecdote qui se met à surpasser ce moment crucial ? »

La deuxième anecdote concerne François Mitterrand et Helmut Kohl se donnant la main.

On retrouve cet extrait sur : https://www.youtube.com/watch?v=QX1kzMwO3EE

Il s’agit d’un hommage aux morts de la guerre de 1914 – 1918 à Douaumont près de Verdun. C’est pourquoi, les deux hommes se sont pris la main au départ de la Marseillaise. Ce geste n’avait, paraît-il, pas été prémédité.

Le déplacement transversal de la caméra passant d’un protagoniste à un autre mettait en avant la différence de taille de ces deux hommes : la grande Allemagne et la petite France. Je m’interroge toujours sur cette pensée ridicule, pourquoi ai-je gâché une émotion intense par un sentiment proche de la moquerie, de l’impertinence : j’avoue, j’ai honte.

La troisième anecdote concerne François Mitterrand sur son lit de mort. Ce cliché fera scandale, la photo ne fut jamais revendiquée, mais Paris-Match la publiera.

Quelques clefs pour comprendre

Retour à la boutique

Partager cette page sur vos réseaux favoris

 

Informations complémentaires

Poids ND
Dimensions ND