Yannick Jadot

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Peinture numérique sur toile de « Yannick Jadot » à la manière de l’éloge de l’approximation de l’exposition. Ce style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. En savoir plus sur l’éloge de l’approximation.

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Description

Yannick Jadot

Je profite du portrait de Yannick Jadot pour exposer mon choix d’avoir représenté cette lame effilée, cette « êtreté » en l’inscrivant dans un triangle acéré et en utilisant la couleur rouge.

Le sang

La réponse est bien évidemment liée au contraste. En général, les portraits sont de couleur chair, entourés selon le cas d’une série de couleurs très diverses, liées à la construction de l’image. Ici, le rouge, l’incarnat, est en parfaite adéquation avec l’ensemble des portraits. Cette ligne est vivante, elle est sanguine. Elle doit se comprendre comme une importance vitale. Comme une relation au sang à la manière de la pratique des témoins de Jéhovah. En effet, pour les témoins de Jéhovah l’absorbions de sang est interdit par obéissance à  « Dieu et par respect pour lui, qui est à l’origine de toute vie ».

La couleur

Parler de couleur est toujours un acte délicat. Je voudrais tenter ici, en quelques instants, ce qui paraît déjà impossible, de parler de couleur.

Le ciel est bleu, l’herbe est verte, la terre est brune et le sable paraît teinté d’un brun/orangé clair, voire un peu jaunâtre. Voilà, les choses sont simples, quoique pour ce dernier la subtilité s’invite, surtout lorsque l’eau, qui est transparente, fonce la couleur du sable lorsque celui est mouillé.

La structure

La structure des objets absorbent ou rejettent la lumière. Les couleurs que nous percevons sont créées par la lumière visible additionné à la structure de l’objet.

Amusez-vous à faire l’expérience suivante, prenez un citron, bien jaune, et allez vous placer dans une pièce sans lumière, bien noire. Posez-vous la question suivante : « quelle est la couleur du citron ».

Ce qu’il me plaît d’évoquer aujourd’hui, c’est la problématique du dessin et de la couleur.

Le débat

Au XVIIe siècle, il y eut un débat plein de rebondissements évoquant le problème du dessin et du coloris. L’histoire est passionnante, mais bien trop longue à raconter. Si celle-ci vous intéresse, vous trouverez à foison toute une littérature sur le sujet.

Voyons les principaux traits de cette problématique. (Jeu de mots, dirait maître Capello).

Il y a deux écoles : celle de Roger de Piles et celle d’André Félibien.

Pour les partisans du dessin, un coloris par trop important enlève un sens fondateur au dessin. L’utilisation de la couleur exacerbe le « beau » et « l’immédiat », annihilant toute réflexion sur le thème.

Philippe de Champaigne

Philippe de Champaigne, je cite : « reprend les idées d’Aristote pour qui la couleur ne serait qu’un accident de la nature, contrairement à la substance des choses qui est traduite par le dessin ».

Une opinion se propage selon laquelle le dessin est le prolongement immédiat de l’idée et s’adresse directement à l’intelligence. Ces images dessinées sont des représentations qui peuvent être colorées ou peintes, mais dont le fondement premier est le dessin.

Autrement dit, je cite de nouveau : « Pour les défenseurs du dessin, la couleur n’était qu’une pure matérialité. Elle ne relevait pas de l’esprit. L’essence de la peinture et son sens n’étaient pas dans la couleur, mais bien dans le dessin.

Dessin et peinture

Le dessin, c’est la beauté intellectuelle alors que la peinture ne sert qu’à plaire au plaisir des yeux. La peinture, c’est juste l’enveloppe visible de l’idée, alors que le but est d’instruire.

Ainsi, il faut ajouter que l’académie de l’époque s’adressait en priorité aux artistes. Les œuvres des dessinateurs n’ont pas été créées pour toucher un public large, mais pour s’adresser aux initiés.

Les coloristes prétendent que pour imiter la nature, le dessin ne suffit pas. Sans couleur, les objets ne peuvent être perçus. La couleur permet non seulement d’imiter la nature, mais aussi de l’exacerber, de la rendre encore plus belle.

La musique

Pour être sûr d’être bien clair sur l’objet de ce débat, j’aimerais faire une comparaison avec la musique. On pourrait imaginer que la musique classique serait la musique de l’esprit. Il est vrai que l’on s’imagine mal battre la cadence du pied sur le tempo ou se trémousser de tout son être à l’écoute d’une œuvre de Jacques-André-François d’Agincourt.

Par contre la musique moderne, pas celle de Boulez, de Messian, de Jean Barraqué, de Luigi Nono, de Bruno Maderna, de Milton Babbitt ou encore de John Cage, cette musique que l’on entend à la radio et la télévision, devient la musique du corps. D’ailleurs, comment ne pas résister à bouger au minimum le petit doigt pendant un concert des Daft Punk.

Rondò Veneziano

Finalement, l’ensemble musical des Rondò Veneziano ou même André Rieu, qui a même réussi à introduire de l’accordéon, ont créé un passage, un pont entre la musique de l’âme et la musique du corps.

Revenons aux dessins et à la peinture.

Le débat

Par la suite, les peintres modernes ont fini par gagner le débat avec notamment : « le clair-obscur » où la lumière provient de l’intérieur même du tableau. Le dessin ne peut rendre que difficilement cet effet.

Un exemple de clair-obscur « Georges de la Tour – St Joseph charpentier »

Je pense que cette œuvre est parfaitement exemplaire pour évoquer le clair-obscur avec notamment une impression de transparence délicieuse perçue dans les doigts de l’enfant. Roger de Piles dira à propos du clair-obscur : « La science des lumières et des ombres qui conviennent à la Peinture est une des plus importantes parties et des plus essentielles de cet art. »

Alberti

Mignard ajoutera, reprenant les propos d’Alberti, à son compte : « la peinture est de plaire aux savants et de charmer les ignorants ».

Vous pourrez noter la modernité de cette citation.

Les verts

Comme un grand nombre de personnes, j’ai vu apparaître Yannick Jadot à partir de 1999, entre Daniel Cohn-Bendit et Noël Mamère.

Bientôt, Yannick Jadot est devenu incontournable en participant à l’élection présidentielle de  2017, pour finalement rallier le parti socialiste représenté par Benoît Hamon.

 « Déclaration à la presse du candidat des Verts et Benoît Hamon »

Ici Yannick Jadot, rallie le parti socialiste représenté par Benoît Hamon. Il est quand même rare de voir un candidat se désister pour un autre avant le premier tour des élections présidentielles en faisant passer ses idées avant son ego.

Profil

Ce portrait est pratiquement de profil. Les informations liées à la reconnaissance du personnage se trouvent dans une toute petite partie de la représentation : les yeux, le nez, la bouche. Le reste des formes représente de façon très approximative les cheveux, l’oreille et le cou.

La tonalité composée de vert et brun n’est évidemment pas une coïncidence.

J’espère pouvoir m’exprimer dans à travers d’autres portraits ce style à la fois figuratif dans son tout, et malgré tout composé d’éléments non figuratifs voir simplistes. Comme si se mêlaient, côte à côte, deux mondes en rupture.

Quelques clefs pour comprendre

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