Élisabeth Borne

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Peinture numérique sur toile de « Élisabeth Borne » à la manière de l’éloge de l’approximation de l’exposition. Ce style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. En savoir plus sur l’éloge de l’approximation.

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Description

Repentir et retouche (partie 2)

Élisabeth Borne 

Élisabeth Borne : Ministre chargée des Transports à partir du 17 mai 2017 dans le gouvernement Édouard Philippe. Née d’un père « juif d’origine russe », directeur d’un laboratoire pharmaceutique avec sa mère, Élisabeth Borne est ancienne élève de l’École polytechnique et ingénieur des ponts, des eaux et des forêts ainsi que du Collège des ingénieurs (Maîtrise en administration des affaires) – source Wikipédia.

Repentir et retouche (partie 1)

Le remords et le repentir

D’un point de vue de la mémoire, le remords voire le repentir est le constat d’un fait ou d’une action appartenant au passé et non désiré. En effet, cette trace indélébile ressurgit dans des moments spécifiques tels qu’une situation qui « réimplique » des moments douloureux ou simplement déplaisants. Ainsi, Cette construction de notre passé invoque un dépassement de soi novateur qui domine l’avenir.

Des pourtours aux lisières confuses

Le remords s’attache aux conséquences de notre agir. C’est pourquoi, le repentir relève de la promesse en reconsidérant le passé enfoui avec une responsabilité morale. Il est prêt à reconnaître une responsabilité en allant sur les chemins de l’aveu. La demande du pardon témoigne de la force volontaire. L’objectivité est perdue dans un brouillard oublieux mêlant le passé et le présent avec une trace indélébile, mais affaiblie par le temps avec des pourtours aux lisières confuses.

Certains n’ont ni remords ni regret. C’est pourquoi, ils utilisent une expression faciale mensongère de la demande du pardon avec des stigmates de compassion tout en se rappelant un certain passé jouissif qui garde la même intensité avec la même sensation qu’au moment où il a été commis.

Une volonté réparatrice

D’autres seront qualifiés comme « mauvais », liés à un accomplissement opéré dans le passé. En outre, le présent devient une nouvelle compréhension du passé qui est maintenant qualifié de « mauvais » faisant ressurgir une culpabilité dont ils voudraient modifier la situation. Mais l’acte accompli ne peut être défait. Pour se délivrer de cet asservissement du passé, il faut changer de condition et entreprendre des actions avec une volonté réparatrice en espérant obtenir une absolution totale. Ainsi, ces nouveaux sentiments de noblesse permettront d’occulter des anciens sentiments vicieux.

La cruauté et l’indifférence

À travers la demande du pardon, le sujet espère que l’offensé modifiera son activité affective consciente. Ainsi, la faute, l’offense, l’outrage, l’affrontement, la vexation deviendront non avenus pour annihiler le ressentiment.

À ce propos, il est fascinant de constater que le criminel ou le pécheur qui ont sciemment créé une malversation ne sont pas dans l’oubli, mais dans la cruauté et l’indifférence. Ils prennent plaisir à molester, violer ou tuer sans considération et sans la reconnaissance de la souffrance de l’autre.

La tempérance

Notre éducation à la française nous invite à la tempérance, à la prise de conscience et à la modération. Comme le souligne Luc ferry, une trajectoire imposée par Zeus pour aller du chaos à l’ordre en évitant tout sentiment d’hybris (démesure).

Conscient de sa culpabilité, le sujet tente l’oubli d’une considération douloureuse. Chaque jour, chaque mois, chaque année une mise en lumière fait resurgir l’émotion. Pendant quelques instants, son regard se tourne vers le passé dont il voudrait se libérer. La libération passera par le présent ou la construction d’un avenir hypothétique.

Absence de discernement

L’auteur d’un accident (avec mort d’homme) qui se trouve sous l’emprise de l’alcool aggrave sa culpabilité alors qu’il y avait une absence de discernement et de détermination au moment initial. Ces instances ou ces échantillons d’un continuum, dont la genèse ne saurait être localisée, seront déterminants pour l’avenir. L’oubli permettra de dissoudre ces moments de mémoire. Il serait probablement insupportable de vivre avec une mémoire totale. Il est important d’oublier pour avoir une mémoire équilibrée.

Pour cette réalisation, je me suis appuyé sur une partie des travaux de Miklos Vetö – La fidélité de la volonté : horizon du repentir et du pardon.

Quelques clefs pour comprendre

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