Choeur de ESJLA

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Peinture numérique de « Choeur de ESJLA » de l’exposition Comma. Il s’agit d’images choisies, mélangées, torturées. Je ne garde que l’essence de leur homogénéité qui rentre dans le domaine du synonyme, comme si le champ du synonyme était utilisé dans le domaine des arts plastiques. Le style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. Cliquez pour voir le vidéogramme et comprendre le concept de Comma

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Description

Choeur de ESJLA

Cette histoire accompagne le tableau représentant le  « Choeur de l’ESJLA ». Cette narration n’est pas un texte d’illustration. Inversement, Cette image n’est pas l’illustration du texte. Il s’agit d’un texte destiné à créer un souvenir artificiel comme deux éléments anecdotiques qui se croisent. L’un aidant à se souvenir de l’autre. Le visuel et le texte sont tout à fait dissociables. En outre, certaines similitudes telles que le titre, le lieu permettent d’effectuer, sans doute, une liaison : le point de départ anecdotique est inventé dans le but de permettre la création d’un embryon et ainsi obtenir la substance de mémorisation.

Le dernier voyage

Nous sommes au début du mois d’août 2017 et nous devons nous rendre à Poitiers, pour y commencer une nouvelle vie, en partant d’une petite ville de Normandie près d’Évreux. Nous avons déjà effectué plusieurs tournées, mais ici les clés ont été rendues au propriétaire et c’est le dernier voyage.

Si l’autoroute est plus sécuritaire, le coût du péage est particulièrement prohibitif. Alors nous avons décidé d’effectuer un parcours plus bucolique. Ainsi, après deux ou trois heures, nous nous arrêtons dans un petit village pour jouer aux vacanciers en allant prendre un diabolo menthe à la terrasse d’un café. Juste à côté se trouve une petite église tout à fait charmante. Sans préjuger et d’un commun accord, nous avons décidé d’aller passer quelques minutes dans ce monument historique pour y prendre le frais et jouir de l’architecture aux recoins les plus souvent merveilleux et déconcertant.

Les touristes

Au fur et à mesure de notre visite, nous sommes exaltés par la beauté des lieux et la fraîcheur qui y règne. Des touristes, plutôt âgées ont eu manifestement eu la même idée que nous. Chaque couple utilise le langage des signes ou parle tout bas comme il est de coutume dans ce lieu de culte.

L’animateur culturel

Au loin, une personne a l’air de parler fort, mais la réverbération rend inaudibles ses propos. Il s’agit d’un guide relatant des faits historiques à un petit groupe. Astucieusement, nous nous rapprochons pour entendre l’érudit et nous nous mêlons discrètement à la colonie. Quelle aubaine, nous sommes au début de la visite. Ainsi, nous décidons de profiter du savoir de l’instruit.

La grande porte

Le guide commence sa présentation par les mots suivants. « Comme chacun le sait, les églises, notamment en France, sont constituées en forme de croix. Chaque partie de l’église possède un nom spécifique.»  Le puits de science rassemble son groupe et décrit tout d’abord la grande porte d’entrée. En général celle-ci étant tellement imposante qu’une découpe a été réalisée. A cet emplacement, il y a une porte beaucoup plus petite de la taille de celle de notre maison. Une fois la porte refermée, les premiers pas se font sous le porche.

Le porche

Il s’agit d’un hall d’entrée qui souvent contient des informations publicitaires ou religieuses dont la modernité les couleurs contraste avec l’ambiance générales. Le plus souvent, ces documents sont réalisés par des associations dont la présentation est très colorée et reflète le manque de professionnalisme. Les bénévoles, le plus souvent sont autonome, et n’ont pas les moyens de faire appel à un l’infographiste ou une agence de communication.

Le Pygmalion nous demande de faire encore quelques pas et nous présente le narthex. Les membres du groupe s’observent pour essayer de déceler les individus qui ont connaissance de ce mot un peu mystérieux. Un monsieur aux cheveux en brosse et aux lunettes rondes se tient raide comme un militaire. Les jambes sont légèrement écartées pour obtenir une bonne stabilité et les bras sont croisés. L’officier porte une chemise de la marque Lacoste, celle-ci est impeccablement repassée et ne possède aucun stigmate du voyage effectué par un temps caniculaire. Il hoche la tête pour indiquer son approbation, comme si ce vocabulaire lui était familier. Les autres personnes sont plutôt en catalepsie et certaines d’entre elles baissent un peu la tête en cherchant la signification du mot sur leurs chaussures. De toute façon, ici on ne juge pas.

Narthex

Notre guide nous explique que dans la tradition chrétienne, lorsqu’un nouveau-né n’a pas été baptisé rapidement, le baptême est repoussé à un âge de compréhension. Le futur catholique se fait baptiser, en principe, en toute conscience dans la partie qui s’appelle le narthex. Il s’agit de la partie qui sert au baptême des catéchumènes, c’est-à-dire, les personnes que l’on instruit dans la foi chrétienne pour la préparer au baptême.

L’âge des catéchumènes

L’âge n’a pas réellement d’importance et il existe même des dérogations. Certains estimeront qu’a sept ans, l’enfant devient capable de faire un choix d’autres penseront qu’il est préférable de faire sa première communion et même sa confirmation pour s’engager en toute connaissance de cause dans le baptême. Il est possible de se faire baptiser à tout âge de la vie. Le militaire n’a pas cessé de hocher la tête pendant toute cette présentation. Le nautonier s’exclame : « Laissons les catéchumènes à l’heure réflexion et pénétrons dans la nef ».

La nef

La nef est l’espace principal d’accueil des fidèles. Celle-ci est la partie la plus longue de l’église. Toute une série de bancs est alignée et destinée aux fidèles.

Vous pouvez voir la toile que j’ai nommée « Le prétoire » et qui représente cette partie de la nef.

Sur les côtés, c’est-à-dire au-delà des colonnes de la nef se trouvent de part et d’autre les bas-côtés. Ces bas-côtés permettent une meilleure circulation, notamment au moment de l’eucharistie où tous les fidèles se positionnent de façon assez rigoureuse en deux files distinctes. Après avoir communié, les fidèles de gauche prennent le bas-côté de gauche et inversement. Ainsi chacun regagne sa place afin d’éviter la confusion. Dans certaines églises, la partie de la nef possède des travées qui correspondent à une division transversale comprise entre deux piliers.

La Vierge Marie

En tournant la tête vers la droite ou vers la gauche, notre regard est attiré par les chapelles latérales. Celles-ci ressemblent à des mini chœurs et possèdent en son fond un autel. Beaucoup de ces chapelles sont dédiées à la Vierge Marie.  Après quelques dizaines de mètres, il y a la croisée du transept qui est le centre de la croix architecturale. Ces deux parties, que l’on nomme les bras du transept se propage vers la gauche et vers la droite. Les bras du transept peuvent posséder des chapelles orientées.

En traversant cette croisée, le groupe arrive au chœur de l’église. Cette église possède un déambulatoire qui entoure le chœur. Sur l’extérieur du déambulatoire, il est même possible de constater la présence de chapelles rayonnantes.

Allons à l’autel

Le chœur est réservé au clergé qui officie autour du maître-autel. L’autel situé dans le chœur ressemble à une table de pierre. Celle-ci possède souvent des bas-reliefs en guise d’ornement. Une bonne partie de la messe est réalisée par le curé ou celui-ci se positionne derrière l’autel. Lorsqu’un texte est lu par un fidèle de l’assistance, elle se positionne derrière l’Ambon (pupitre) qui est une sorte de présentoir où il est possible de disposer des livres des feuilles de papier maintenu par un rebord.

Le siège du célébrant

Voir le « Fauteuil du chœur de L’ESJLA »

Arrive le moment de la lecture. Le curé s’assoit sur le siège du célébrant. Après quelques minutes de lecture, il se lève et explique à l’assemblée la portée du texte qui vient d’être lu. C’est ce que l’on appelle le sermon ou simplement une explication de texte adaptée au niveau de l’assemblé. Tout au fond du chœur se trouve le tabernacle recouvert par son conopée.

Le geste magique

Vers la fin de la messe, par un geste magique, le prêtre transforme les rondelles de pain azyme en corps du Christ. Cette opération s’appelle la transsubstantiation. Le soldat hoche encore la tête et donne de mauvaises pensées à certains. Ensuite le prêtre fait de même avec un verre de vin qu’il transforme en sang du Christ et le verse dans une coupe souvent plus ornée avec finesse.  Mais celui-ci est réservé aux prêtres, l’assistance en est privée. La communion permet de recevoir le corps du Christ, mais pas son sang.

La chemise Lacoste

Le guide se met à répondre à quelques questions de l’entourage. Arrive le moment, où l’homme à la chemise Lacoste pose une question incompréhensible pour la plupart d’entre nous. Cette intervention permet au groupe de se disloquer et chacun repart dans des directions différentes et salue de la tête l’employé municipal. De connivence, nous nous dirigeons vers la grande porte pour reprendre notre trajet.

Le venin

Installer de nouveau dans la voiture, le GPS nous donne des ordres que nous respectons à la lettre. Les premières minutes sont consacrées à vanter les qualités de l’édifice. Très vite, la conversation bifurque sur l’homme à la coiffure en brosse et aux lunettes rondes. Nous ne pouvons nous empêcher de passer quelques minutes à cracher notre venin sur son attitude qui nous a exaspérés et à faire des comparaisons avec nos relations communes. La suite du voyage se passe sans encombre. Les principales conversations tournent autour de notre devenir en la ville Poitiers.

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Informations complémentaires

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