Christ en croix SJLA

180,002 640,00 TTC

Peinture numérique du « Christ en croix SJLA (Saint-Julien-l’ars) » de l’exposition Comma. Il s’agit d’images choisies, mélangées, torturées. Je ne garde que l’essence de leur homogénéité qui rentre dans le domaine du synonyme, comme si le champ du synonyme était utilisé dans le domaine des arts plastiques. Le style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. Cliquez pour voir le vidéogramme et comprendre le concept de Comma

Effacer

Description

Christ en croix SJLA

Cette histoire accompagne le tableau représentant le Christ en croix. Cette narration n’est pas un texte d’illustration. Inversement, cette image n’est pas l’illustration du texte. Il s’agit d’un texte destiné à créer un souvenir artificiel comme deux éléments anecdotiques qui se croisent. L’un aidant à se souvenir de l’autre. Le visuel et le texte sont tout à fait dissociables. En outre, certaines similitudes telles que le titre, le lieu permettent d’effectuer, sans doute, une liaison : le point de départ anecdotique est inventé dans le but de permettre la création d’un embryon et ainsi obtenir la substance de mémorisation.

Vidéogramme de présentation de du calvaire du Christ sur Youtube

La rentrée des classes

À l’appel de leur nom, les élèves rentrent un à un. Tout intimidés et sans stratégie, les élèves choisissent une table, sans conviction.

Comme dans toutes les villes de France, aujourd’hui, c’est la rentrée des classes. Ainsi, Jérôme va quitter l’école maternelle pour aller chez les grands. Depuis plusieurs jours, la maisonnée est en effervescence, d’autant plus que les parents de Jérôme ne parlent que de cela. Il va enfin connaître l’école : la vraie. Par ailleurs, il imagine déjà les salles de classe avec des tables parfaitement disposées mettant en évidence des couloirs virtuels permettant ainsi à l’enseignant d’effectuer sa ronde.

La cour de récréation

Il est bientôt huit heures. Les familles sont réunies dans la cour, sans compter que comme d’habitude, il y a toujours les retardataires. Le directeur de l’école prend la parole et répartit les groupes. Ainsi, quelques minutes plus tard, un attroupement de parents se retrouve devant la salle de classe. A l’appel de leur nom, les élèves rentrent un à un. Tout intimidés et sans stratégie, les élèves choisissent une table, sans conviction.

En suivant le flux, Jérôme s’est installé à une table qui se trouve au centre de la salle. Il se souvient des recommandations de sa maman : « tu ne te mets pas au fond de la classe, ce sont les mauvais élèves qui se placent au fond de la classe ». À juste titre, Jérôme est très perturbé par cette recommandation. Il comprend que l’ordre d’arrivée, dépendant d’une liste établie probablement par un despote, compromettrait toutes les chances de réussite scolaire et déterminerait ainsi le groupe des mauvais élèves. En effet, le nombre d’élèves correspond exactement au nombre de places n’offrant aucune possibilité de repentir.

L’autre

Jérôme tourne la tête vers la gauche puis il remarque la présence d’un autre élève. Il s’agit de Martial. À ce propos, le premier est brun avec des yeux noisette en revanche le deuxième est blond avec des yeux pairs. De ce premier jour de classe naîtra une amitié de circonstance qui dura plus de 20 ans. Par la suite, ils se donneront des nouvelles une fois par an et ainsi ils se reverront à l’occasion de mariages et de baptêmes.

Après quelques jours, les élèves ont pris de l’assurance à tel point qu’ils ont compris le déroulé des journées. Après quelques semaines, l’amitié entre Martial et Jérôme atteint son paroxysme. Quoiqu’il en soit, il est temps que Jérôme aille rencontrer les parents de Martial à leur domicile et enfin découvrir la chambre de son meilleur ami.

La maman de Martial a préparé un petit en-cas dont le principal ingrédient est le chocolat au lait. Après quelques instants, Jérôme ne se sent pas très bien et désire rentrer chez lui. Inquiète, avec la peur d’avoir empoisonné son hôte, elle raccompagne l’enfant chez ses parents.

Des larmes perlent sur ses joues

En arrivant chez lui, Jérôme fonce dans sa chambre. Il est assis sur son lit, il se tient la tête dans les mains et pleure de longues larmes qui perlent sur ses joues. Très inquiète, sa maman tente de comprendre la situation. À compter de jour, Jérôme finit par expliquer à sa maman qu’il est obligé de rompre toute relation avec Martial. Il ne peut pas avoir comme camarade le fils de parents qui exposent des sculptures représentant des personnages morts, ce n’est pas une maison, c’est un véritable cimetière.

La mère se met à imaginer que le papa Martial est, par exemple, commissaire de police et qu’il aurait laissé traîner un dossier avec des photos de cadavres ensanglantés, des scènes de crimes les plus répugnantes. Elle imagine même qu’il a peut-être laissé son pistolet chargé et posé sur le buffet la salle à manger. Elle trépigne, elle est inquiète.

Jérôme ajoute : « je ne comprends pas, comment est-ce possible d’accrocher, dans toutes les pièces de la maison, un cadavre transpercé de clous au niveau des poignets et des pieds ». Il faudra de longues heures à la maman de Jérôme pour trouver des explications et prouver que le comportement de la famille de Martial n’est pas monstrueux.

À suivre …

La peinture « Chapelle funéraire » peut vous intéresser ! – cliquez ici

Informations complémentaires

Poids ND
Dimensions ND