Tabernacle

180,002 640,00 TTC

Peinture numérique de « Tabernacle » de l’exposition Comma. Il s’agit d’images choisies, mélangées, torturées. Je ne garde que l’essence de leur homogénéité qui rentre dans le domaine du synonyme, comme si le champ du synonyme était utilisé dans le domaine des arts plastiques. Le style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. Cliquez pour voir le vidéogramme et comprendre le concept de Comma

Effacer

Description

Tabernacle

Cette histoire accompagne le tableau représentant «  Tabernacle ». Cette narration n’est pas un texte d’illustration. Inversement, cette image n’est pas l’illustration du texte. Il s’agit d’un texte destiné à créer un souvenir artificiel comme deux éléments anecdotiques qui se croisent. L’un aidant à se souvenir de l’autre. Le visuel et le texte sont tout à fait dissociables. En outre, certaines similitudes telles que le titre, le lieu permettent d’effectuer, sans doute, une liaison : le point de départ anecdotique est inventé dans le but de permettre la création d’un embryon et ainsi obtenir la substance de mémorisation.

Vidéogramme de présentation de sous le conopée sur Youtube

La transsubstantiation

Il fait un mouvement de bras avec l’intention de synchroniser sa montre avec celle de Jérôme. Il renonce très vite à la découverte des bras nus de son acolyte.

Une fois de plus, Martial entraîne Jérôme dans un monde énigmatique en d’autres termes magiques. Ainsi, lors de la dernière leçon de catéchisme, le père Dumatier a parlé avant tout du tabernacle et d’un autre côté de la théologie de l’eucharistie et de la transsubstantiation. Martial est tout à fait fier d’employer des mots qui ne font certes pas partie du registre linguistique de Jérôme. Avant tout, il éprouve une certaine suffisance à être le sachant du couple grâce à une culture fraîche d’en faite de 24 heures.

Le tabernacle

D’abord, il explique à Jérôme que la grande porte de l’église fait face au chœur. Or, c’est dans le chœur que se trouve l’autel. À côté de la petite veilleuse, qui reste toujours allumée, est localisé le tabernacle, en fin de compte une sorte de coffre-fort dont la clé est cachée dans la sacristie.

En résumé, Martial explique à Jérôme le déroulé de l’expédition. Martial prend son rôle très à cœur. Il fait un mouvement de bras avec l’intention de synchroniser sa montre avec celle de Jérôme. Il renonce très vite à la découverte des bras nus de son acolyte.

En conclusion, Jérôme tend l’oreille pour écouter les explications de Martial qui se met à chuchoter pour protéger son secret. Martial : « Tout à l’heure, nous allons rentrer par la sacristie pour ensuite pénétrer le chœur. »

La stratégie

En somme et afin d’être clair dans ses explications, Martial prend le temps de mimer chacune des positions clés de l’opération. Ensuite, Martial ajoute : « Nous nous placerons en face de l’autel. Toi tu seras à gauche et moi je serai à droite. »

Jérôme : « OK, d’accord !»

Martial : « Pour trouver le tabernacle, il faudra d’abord soulever le conopée, c’est-à-dire le voile qui recouvre la chambre forte. »

Martial répartit les tâches en ordonnant : « toi, tu t’occupes du conopée et moi je tourne la clé de la porte ciselée. Alors nous pourrons voir le Saint Graal : le pyxide, le ciboire. »

Le Saint-Sacrement

À première vue, tout semble simple. Même si d’ailleurs, il ne connaît pas tous les mots, Jérôme est impressionné par le récit de Martial, il s’y voit déjà.

Martial : « Nous soulèverons le couvercle et nous découvrirons les hosties devenues Saint-Sacrement. »

Jérôme : « C’est quoi Saint-Sacrement ? »

Martial : « Ce sont les hosties devenues corps du Christ »

Jérôme : « Mais ton tabernacle, c’est un peu comme un frigo ? »

Martial rit et d’un coup il se rassemble et reprend un air grave.

Martial : « Nous pourrons ainsi manger le corps du Christ ».

Jérôme : « Mais c’est dégueulasse ! »

Les hosties

Enfin, Martial rassure Jérôme et il lui explique ensuite que le corps du Christ aura l’apparence, c’est à dire les caractéristiques physiques des hosties, même texture, même goût, même odeur, les apparences initiales.

Afin de convaincre son ami, Martial dit ensuite : « c’est un peu comme de la potion magique »

Jérôme est un peu sceptique du reste, il se demande pourquoi les catholiques prennent de la potion magique en particulier le dimanche. Il se demande si la transsubstantiation ne serait pas, par ailleurs, un tour de magie raté destiné aux gogos.

Jérôme : « Mais tu y crois toi à ta potion magique ? »

Martial : « Bien sûr que j’y crois »

Jérôme : « Mais tu n’as aucune preuve »

La preuve

En premier lieu, dans les familles catholiques, chacun a ses méthodes pour résister aux attaques des athées et des païens. En second lieu, il y a une parade imparable, c’est-à-dire, comme le déclare Martial : « oui c’est normal, j’ai la foi ».

Jérôme : « ah ! »

Le conopée

À première vue, Jérôme reste sans voix et se trouve à court d’arguments. Puis la foi, il ne connaît pas…

Quelques instants plus tard, l’action est lancée. Ainsi, Jérôme soulève le conopée et par ailleurs Martial ouvre la porte. Contrairement à l’idée des enfants, le tabernacle est vide. Au même moment, la porte de l’église se referme bruyamment. Des pas se rapprochent. Martial et Jérôme s’enfuient sur la pointe des pieds. Ils sont à la fois apeurés et excités. Ralenti par la sénescence, monsieur le curé est encore dans la nef. Le pas est lent et la stabilité incertaine. Dans ces conditions, les enfants ont largement le temps de remettre tout en place.

Ils disparaissent dans la campagne.

Pierre Tomy Le Boucher

La peinture « Église de SJLA » peut vous intéresser ! – cliquez ici

 

Informations complémentaires

Poids ND
Dimensions ND