La mort du Christ

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Peinture numérique de « La mort du Christ » de l’exposition Comma. Il s’agit d’images choisies, mélangées, torturées. Je ne garde que l’essence de leur homogénéité qui rentre dans le domaine du synonyme, comme si le champ du synonyme était utilisé dans le domaine des arts plastiques. Le style graphique et stylistique sont emprunt au concept élaboré dans l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. Cliquez pour voir le vidéogramme et comprendre le concept de Comma

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Description

La mort du Christ

Dans la tradition catholique, la mort du Christ est associée à la résurrection. Il est donc nécessaire de mourir pour ressusciter. L’un ne va pas sans l’autre comme le recto et le verso. Jésus est mort parce qu’il a enfreint la loi, la loi des juifs qui interdit à un homme de se proclamer Dieu. Il s’est rendu coupable aux yeux des chefs religieux.

Objection votre honneur,

En défense à cette accusation, Jésus prétendait qu’il n’était pas un homme qui se prenait pour « Dieu » mais qu’il était « Dieu fait homme ». Ainsi, il se déclarait comme le « Messie sauveur » notamment annoncé par les prophètes. Comme les juifs n’avaient pas le pouvoir de mise à mort, ils décidèrent de voir le procurateur romain, nommé Ponce Pilate. Pour Ponce Pilate, Jésus est innocent et il veut même le libérer. Le lobby des chefs religieux fit pression sur lui en le menaçant dans sa hiérarchie.

La vie éternelle

La quête de Jésus-Christ était de prendre à son compte tous les péchés du monde, ce qui crée une ambiguïté pour certain car pour entendre Dieu, il est nécessaire d’être lavé de tout péché, condition sine qua non pour atteindre la vie éternelle. C’est pourquoi, le père abandonna le fils un laps de temps pour qu’au moment de la mort, Jésus devienne un humain ordinaire.

La cohabitation

Il est hors de question que Dieu puisse mourir rattaché ou apparenté à un homme qui de surcroît possède tous les péchés du monde. La cohabitation est impossible. C’est pourquoi le Christ prononcera ces quelques mots : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ».

Le sacrifice

L’homme est en capacité de faire le mal. Ce sont nos fautes qui nous séparent de Dieu. Nous devenons incapables de l’entendre, de sentir son amour dans nos cœurs. Cette loi divine prévue par Dieu peut nous empêcher d’être accueillies dans la vie éternelle. C’est pourquoi Jésus-Christ pris sur lui la conséquence de nos péchés et ainsi nous délivrer. Grâce à ce sacrifice, Dieu nous offre le pardon et bien sûr le salut éternel.

La mort et le mourir

Pour nous humains, nous faisons la différence entre la mort et le mourir. Pour bon nombre de personnes, la mort c’est le néant, le rien, un peu comme avant la naissance. Dans l’absolu, le mort pourrait tout accepter, mais le terme est impropre puisqu’il est déjà mort. Il reste un corps inerte et l’histoire d’une vie et des souvenirs vaporeux. L’athée peut facilement penser que le mort peut tout subir. Il peut être déchiqueté, broyé, écartelé aussi bien au sens propre qu’au sens figuré. Tous les mensonges sont possibles, car le mort ne connaît pas la honte.

Parfois, la Foi vacille

Certains catholiques, dont la « Foi » vacille, sont emprunt à des périodes de doute et il en résulte un jeu de questionnements et d’incompréhension au plus profond d’eux même. Il est nécessaire d’avoir la « Foi » et d’être pur grâce à la confession. Ainsi, la mort prend un autre sens puisque celle-ci devient un passage, une porte de sortie pour une nouvelle vie qui est de surcroît éternelle.

La souffrance

Le chemin de croix, dans ses 11 premières stations, nous montre le mourir du Christ avec ses souffrances inimaginables démontrant la cruauté et l’inventivité des hommes. À la 12e station, Jésus meurt sur la croix et à la 13e station Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère, cet épisode s’appelle  « la déploration du Christ ». Dans la 14e station, Jésus est placé dans le sépulcre (tombeau ou  monuments funéraires où est déposé le corps d’un mort). Certaines pratiques ajoutent une 15e station où Marie est devant un tombeau vide et dans l’espérance de la résurrection.

Le mourir

Comme tout un chacun, je ne souhaite pas connaître le jour et l’heure de ma mort. Comme les enfants, je vis dans le déni comme si cette heure ne devait jamais arriver. Il me semble qu’avec l’âge, on s’habitue à cette idée, car fatalement on sent n’approche. J’ai du mal à penser à une euthanasie programmée, mais j’imagine que la souffrance pourrait modifier mon jugement. Pour certains, la souffrance est telle qu’il se suicide. Quelque part, je suis admiratif de cette volonté que je n’ai pas.

Le suicide

Le suicide cela fait mal et en plus certains se rate et leur vie devient un cauchemar. Égoïstement, j’espère que ma mort sera douce, sans souffrance dans l’inconscience d’une nuit ordinaire. Si ma mort devait se faire en toute conscience j’aimerais pouvoir dire à la personne présente à mes côtés ses derniers mots : « je vais enfin savoir s’il existe une vie éternelle ou pas ! ». Même si cela est dur pour l’autre j’aimerais, de façon égoïste, être accompagné.

Ce n’est pas le bon « Dieu »

Si je suis catholique, quelle sera ma surprise d’être accueilli par un Dieu de religion juive, musulmane, protestante ou orthodoxe voire être accueilli par « Jéhovah » lui-même. J’aurais eu l’impression de circuler dans un  long couloir et de ne pas avoir ouvert la bonne porte. Et encore, dans cet exemple, il s’agit du meilleur des cas, car je suis peut-être attendu aux « Enfers » voire même dans l’Hadès et accueilli par Charon.  Il me ferait traverser le Styx avec une pièce sur chaque œil ou sous la langue selon certaines références.

Il ne me tarde pas de savoir.

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